Futurpreneur obtient l’accréditation Arc-en-ciel Officiel et renforce son engagement envers l’inclusion
Chez Futurpreneur, nous avons toujours tenus de créer un environnement où les entrepreneur.e.s peuvent s’accomplir en toute authenticité. Aujourd’hui, notre équipe est fière de souligner une étape importante de ce parcours : Futurpreneur est désormais accrédité Arc-en-ciel Officiel.
Administrée par la Chambre de commerce queer du Canada (CCQC), l’accréditation Arc-en-ciel Officiel reconnaît les entreprises et organismes qui répondent à des normes rigoureuses en matière d’inclusion des communautés 2ELGTBQIA+. Elle témoigne d’un engagement concret à créer des milieux plus sécuritaires, accueillants et équitables pour leurs employé.e.s, client.e.s, partenaires et communautés. Pour Futurpreneur, cette réalisation est le fruit de plusieurs années de travail soutenu, d’apprentissage, de collaboration et d’amélioration continue à l’échelle de l’organisation.
Un processus rigoureux fondé sur des actions concrètes
L’Arc-en-ciel Officiel est le programme national d’accréditation du Canada destiné aux entreprises et organismes qui respectent des normes établies en matière d’inclusion des communautés 2ELGTBQIA+. Bien plus qu’un simple exercice ponctuel ou une liste de vérification à remplir, le processus exige un investissement important en temps et en ressources afin d’évaluer de façon approfondie les politiques, les pratiques, l’expérience des employé.e.s, la formation, la gouvernance et la culture organisationnelle. Pour obtenir l’accréditation, les organisations doivent démontrer des progrès tangibles. Elles doivent non seulement repérer les lacunes à combler, mais aussi mettre en œuvre des améliorations et instaurer des mécanismes de responsabilisation favorisant un changement durable.
« Cette accréditation officielle indique non seulement à la population canadienne que nous souhaitons accueillir la communauté avec ouverture, elle démontre clairement que nous avons posé les gestes nécessaires pour offrir un environnement véritablement accueillant! » affirme David Eisnor, directeur régional, développement des affaires, région de l’Atlantique.
Pour Futurpreneur, l’obtention de l’accréditation Arc-en-ciel Officiel reflète un engagement durable à intégrer la diversité, l’inclusion et le sentiment d’appartenance dans ses façons de travailler et d’accompagner les entrepreneur.e.s membres des communautés 2ELGTBQIA+ partout au Canada.
« Obtenir l’accréditation Arc-en-ciel Officiel auprès de la Chambre de commerce queer du Canada reflète notre engagement à bâtir une organisation où chaque entrepreneur.e se sent reconnu.e, valorisé.e et soutenu.e. Cette accréditation renforce notre responsabilité de favoriser un environnement inclusif qui ouvre des voies claires vers la réussite pour toutes et tous, peu importe leur identité ou leur parcours. La représentation compte. En veillant à ce que notre équipe dispose des connaissances, des ressources et de la compréhension nécessaires pour soutenir les entrepreneur.e.s queers dans toute la diversité de leurs réalités, nous faisons plus que lever des obstacles : nous créons des occasions. Il ne s’agit pas d’un moment ponctuel, mais d’un engagement continu. Nous l’avons entrepris avec intention et nous continuerons de le porter dans l’avenir. » — Holly Atjecoutay, responsable de l’impact inclusif et directrice des initiatives destinées aux entrepreneur.e.s autochtones et du nord.
« L’accréditation Arc-en-ciel Officiel permet de combler l’écart entre la volonté d’être inclusif et la mise en pratique de cette volonté, affirme Victoria Wicks, responsable du programme Arc-en-ciel Officiel. Nous agissons comme partenaire de confiance auprès des entreprises, entrepreneur.e.s et organismes qui souhaitent faire progresser l’équité partout au Canada. Bien plus qu’un symbole d’appui, l’accréditation offre un cadre rigoureux de responsabilisation qui aide les organisations à harmoniser leurs politiques et les expériences avec les normes nationales, tout en favorisant des changements concrets et mesurables au sein des communautés qu’elles servent. »
Un parcours amorcé il y a plusieurs années
Le chemin vers l’accréditation a été porté par des membres passionné.e.s de l’équipe de Futurpreneur qui ont fait progresser cette démarche pendant plusieurs années. Qu’il s’agisse de revoir les politiques et les procédures, de renforcer la formation des employé.e.s, de faire progresser les pratiques inclusives ou de recueillir des données organisationnelles probantes, le processus a nécessité la collaboration et l’engagement d’équipes de toute l’organisation.
« Un certificat accroché au mur ne prouve rien. La véritable preuve réside dans le fait que Futurpreneur a consacré plus de trois ans à s’ouvrir volontairement à un examen externe, à corriger les aspects à améliorer et à rassembler les éléments démontrant concrètement son engagement envers l’inclusion. L’accréditation nous a amené.e.s à aller au-delà de la perception que nous avions de nous-mêmes comme organisation pour évaluer si nos politiques et nos pratiques soutenaient réellement, de façon constante, la culture inclusive que nous souhaitions bâtir.» dit Logan Daoust, gestionnaire du développement des affaires, entrepreneur.e.s autochtones.
Leur travail a permis de s’assurer que l’inclusion se reflète autant dans la communication de Futurpreneur que dans ses activités quotidiennes.
Pourquoi l’accréditation Arc-en-ciel Officiel est importante
L’accréditation Arc-en-ciel Officiel témoigne concrètement de l’engagement de Futurpreneur à créer un environnement où chaque personne se sent respectée, accueillie et soutenue. Pour nos employé.e.s, ainsi que pour les entrepreneur.e.s, mentor.e.s, partenaires et membres des communautés avec qui nous collaborons, cette accréditation confirme que l’inclusion fait partie intégrante de notre culture organisationnelle et qu’elle repose sur des actions concrètes. Elle démontre notre volonté de favoriser des espaces inclusifs où chacun.e peut être pleinement soi-même et participer activement à l’écosystème entrepreneurial.
Nous reconnaissons que les jeunes entrepreneur.e.s issu.e.s de groupes sous-représentés se heurtent souvent à des obstacles particuliers dans leur parcours entrepreneurial. Afin de favoriser leur réussite, nous offrons plusieurs programmes animés par des membres de notre équipe possédant une expérience vécue pertinente, notamment des personnes qui s’identifient comme queer. À l’heure actuelle, 10 % des membres de notre équipe s’identifient comme faisant partie des communautés 2ELGTBQIA+, ce qui comprend 12 % de notre équipe de direction et 8 % de notre équipe de haute direction.
Grâce à des initiatives comme le Programme de démarrage pour les entrepreneur.e.s noir.e.s et le Programme de démarrage pour les entrepreneur.e.s autochtones, ainsi qu’à notre soutien continu aux femmes entrepreneures et aux personnes nouvellement arrivées au Canada, nous poursuivons nos efforts pour rendre l’écosystème entrepreneurial plus inclusif et plus accessible. Et nous constatons des progrès concrets.
Entre avril 2025 et mars 2026, 41 % des entreprises soutenues par Futurpreneur étaient dirigées par des femmes, 11 % comptaient des fondateur.rice.s des communautés 2SLGBTQIA+, 15 % comptaient des fondateur.rice.s noir.e.s et 3 % comptaient des fondateur.rice.s autochtones. Grâce à des programmes comme Mon entreprise canadienne et à d’autres formes d’accompagnement adaptées, Futurpreneur aide également les entrepreneur.e.s nouvellement arrivé.e.s au Canada à accéder au financement, au mentorat, aux ressources et aux réseaux dont ils et elles ont besoin pour lancer et développer des entreprises prospères partout au pays.
L’accréditation Arc-en-ciel Officiel renforce notre engagement à faire en sorte que tous et toutes les entrepreneur.e.s, peu importe leur identité ou leur parcours, se sentent les bienvenu.e.s et soutenu.e.s dans leurs interactions avec notre équipe.
Regard vers l’avenir
Alors que Futurpreneur célèbre 30 ans d’engagement auprès des jeunes entrepreneur.e.s, l’accréditation Arc-en-ciel Officiel marque une étape importante dans notre démarche continue visant à bâtir un écosystème entrepreneurial plus inclusif.
Bien que nous soyons fier.ère.s de cette réalisation, nous savons que le travail ne s’arrête pas ici. Nous demeurons déterminés à écouter, apprendre et évoluer afin que nos entrepreneur.e.s, employé.e.s, mentor.e.s et partenaires puissent s’épanouir et réussir.
En continuant de promouvoir l’inclusion et de multiplier les occasions offertes aux communautés sous-représentées, nous pouvons contribuer à bâtir un Canada plus fort, plus innovant et plus prospère pour tout le monde.
Pour en savoir plus sur notre engagement envers la diversité et l’inclusion, consultez cette page.
Au cœur du changement : l’engagement de Futurpreneur envers la résilience économique autochtone
Dans le cadre de notre série continue célébrant le mois national des peuples autochtone, cet article présente les points saillants d’une discussion sur la résilience économique autochtone entre notre cheffe de la direction, Karen Greve Young, et Holly Atjecoutay, responsable de l’impact inclusif et directrice des initiatives destinées aux entrepreneur.e.s autochtones et du nord.
Au sein des communautés autochtones, l’entrepreneuriat s’ancre depuis toujours dans l’innovation, la résilience et le soutien mutuel. Même si les paysages économiques ont évolué au fil du temps, cet esprit fondamental de résilience et de propriété d’entreprise continue de propulser la croissance et le succès des entrepreneur.e.s autochtones d’aujourd’hui.
En ce mois de juin, alors que le Canada célèbre le mois national des peuples autochtone, Futurpreneur met en lumière un récit essentiel : propulser le parcours de jeunes entrepreneur.e.s autochtones prospères qui transforment le paysage entrepreneurial canadien en réaffirmant leur autonomie économique et en privilégiant une représentation authentique plutôt que symbolique.
La réussite au cœur de la résilience
La véritable résilience exige de reconnaître les épreuves persistantes tout en célébrant les victoires actuelles. En traitant des communautés autochtones, la plupart des médias traditionnels s’attardent souvent aux difficultés historiques. À Futurpreneur, nous braquons volontairement les projecteurs sur le moment présent afin de déconstruire les stéréotypes dépassés en célébrant les réussites des fondateur.rice.s autochtones et de leurs entreprises florissantes.
Mettre l’accent sur le succès et la célébration honore la force et la détermination des communautés autochtones tout en donnant à la prochaine génération la confiance nécessaire pour se lancer en affaires. « Nous devons nous concentrer sur l’humain », indique Holly Atjecoutay, responsable de l’impact inclusif et directrice des initiatives destinées aux entrepreneur.e.s autochtones et du nord chez Futurpreneur. « Nous avons accompli des progrès astronomiques. Le fait de souligner ces réussites permet aux jeunes de réaliser que leurs rêves entrepreneuriaux sont tout à fait accessibles. »
Façonner des programmes ancrés dans la culture autochtones
Propulsé par une équipe possédant une expérience vécue, le programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur soutient les jeunes fondateur.rice.s autochtones grâce à des ressources et des activités adaptées aux valeurs autochtones et aux réalités communautaires, ce qui leur permet de bâtir des entreprises selon leurs propres aspirations.
Cet engagement se concrétise par des programmes spécialisés, des partenariats et des initiatives communautaires. Par exemple, le programme Ohpikiwin de Futurpreneur offre des conseils financiers essentiels conçus expressément pour les innovateur.rice.s autochtones. De même, le cercle des fondateur.rice.s autochtones, lancé en novembre 2025, crée un espace où les fondateur.rice.s peuvent tisser des liens, partager des expériences et s’entraider.
Cette approche fonctionne puisque l’équipe du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones comprend que chaque parcours entrepreneurial est unique. Plutôt que d’imposer un calendrier rigide, l’équipe va à la rencontre des fondateur.rice.s là où ils et elles se trouvent et les accompagne à leur propre rythme. Certain.e.s entrepreneur.e.s participent à plusieurs ateliers avant de franchir l’étape suivante, tandis que d’autres profitent de conversations individuelles et du développement de relations de confiance. Tout au long du processus, nous veillons à concevoir un environnement accueillant et accessible où les fondateur.rice.s se sentent soutenu.e.s.
Les fondements de la collaboration : bâtir la confiance
Les développement économiques durables reposent sur la confiance, les relations et le respect mutuel. Dans plusieurs communautés de Premières Nations, d’Inuits et de Métis, la confiance envers les institutions corporatives et gouvernementales a été teintée par une longue histoire d’exclusion. L’équipe du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur reconnaît cette réalité et, plutôt que de viser des gains rapides, investit du temps pour visiter les communautés, écouter, nourrir les relations et poser des bases solides pour les générations futures.
« Lorsque nous visitons les communautés autochtones pour la première fois afin d’offrir des ateliers et des ressources gratuits, les gens veulent naturellement nous connaître et comprendre nos intentions », explique Holly. « Ils demandent : « Quel est votre objectif ici? » Il faut du temps et un engagement réel pour démontrer que nous sommes sincèrement là pour appuyer leur croissance. Cultiver cette relation exige du dévouement, mais cela nous permet de bâtir des partenariats solides et durables. » Grâce à des collaborations avec des organismes comme la Banque de développement du Canada (BDC), Futurpreneur aide à faciliter des occasions de cofinancement qui permettent aux jeunes fondateur.rice.s d’accéder à du capital de démarrage crucial. Ces partenariats aident aussi les entrepreneur.e.s à nouer des relations à long terme, ce qui facilite leur accès au financement additionnel au fur et à mesure que leur entreprise grandit.
Représentation réelle vs inclusion de façade
L’une des grandes forces de Futurpreneur réside dans son engagement envers une représentation authentique : veiller à ce que des dirigeant.e.s autochtones et non autochtones guident l’organisation ensemble, sur un pied d’égalité. Une véritable représentation va bien au-delà du simple geste symbolique. Cela signifie créer des occasions de leadership où les voix diverses détiennent une influence réelle, un pouvoir décisionnel et la capacité de façonner la stratégie organisationnelle.
« Avant l’arrivée de Holly au sein de notre équipe de direction, des dirigeant.e.s non autochtones bien intentionné.e.s prenaient des décisions sur les besoins des fondateur.rice.s autochtones, et cela ne fonctionne tout simplement pas », affirme Karen Greve Young, . « Nous valorisons l’expérience vécue autant que l’expertise professionnelle. Assurer une telle représentation à l’échelle de la direction et de notre conseil d’administration élimine les présomptions, permet un apprentissage honnête et transformateur, et garantit la co-création de programmes en parfaite adéquation avec les besoins des entrepreneur.e.s. »
Futurpreneur veille également à ce que le leadership autochtone se reflète dans l’ensemble de l’organisation en reconnaissant les compétences professionnelles globales de ses gestionnaires. Lorsque Holly a joint le comité de direction de Futurpreneur en 2024, ses responsabilités ont dépassé le cadre du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones pour englober l’impact inclusif à l’échelle de toute l’organisation.
« J’apporte ma perspective de femme crie et saulteaux à la table, mais je mets aussi à profit des années d’expertise professionnelle acquise dans de multiples secteurs », confie Holly. « Lorsqu’une organisation valorise l’ensemble de votre parcours, vous devenez une voix pour tout le monde, ce qui brise les barrières et montre aux jeunes que leur potentiel de leadership n’a pas de limites. »
Regard vers l’avenir : une communauté soudée
L’avenir du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones est prometteur, propulsé par un élan qui dépasse largement le cadre officiel du programme. La résilience économique se renforce lorsque les entrepreneur.e.s tissent des liens, collaborent et s’entraident. Cet élan se concrétise déjà à travers les cercles des fondateur.rice.s autochtones. Après la fin des séances officielles, les entrepreneur.e.s participant.e.s ont choisi de continuer à se réunir régulièrement de leur propre chef pour partager des conseils, échanger des expériences et se soutenir mutuellement partout au pays. Cette initiative d’entraide reflète l’impact durable du programme : créer une communauté autosuffisante unie par l’entraide et la collaboration.
Alors que Futurpreneur regarde au-delà de ce mois de célébration, notre priorité demeure de valoriser la représentation autochtone, de favoriser une prospérité menée par les communautés au sein de l’économie canadienne et d’élargir la portée du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones en restant à l’écoute des besoins changeants des milieux autochtones. « Nous voulons joindre authentiquement plus de fondateur.rice.s autochtones en restant à l’affût, en discutant continuellement avec les communautés, en écoutant leurs expériences et en adaptant nos ressources selon leurs apprentissages. Accroître l’expérience vécue et la représentation au sein du programme est notre façon de garantir que notre soutien demeure pertinent », note Holly.
Pour Futurpreneur, cette évolution constante s’inscrit dans une vision à long terme plus large. « Dans une perspective d’avenir, notre objectif est de stimuler la prospérité économique autochtone pour les générations à venir », déclare Karen. « En donnant aux jeunes entrepreneur.e.s autochtones les outils pour réussir aujourd’hui, nous aidons à bâtir des assises durables, garantissant que le succès économique de cette génération ouvre des portes encore plus grandes pour la suivante. »
Si vous êtes un.e jeune entrepreneur.e autochtone en devenir ou en phase de démarrage, âgé.e de 18 à 39 ans, et que vous cherchez du financement, du mentorat ancré dans la culture ainsi qu’un réseau puissant de jeunes qui partagent votre réalité, découvrez le programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones.
Laissez notre équipe dévouée vous accompagner dans votre parcours vers la résilience économique et le succès en affaires.
Redéfinir le succès : Darion Ducharme propulse l’inclusion numérique des communautés autochtones
Cet article fait partie de notre série du 30e anniversaire visant à célébrer les jeunes entrepreneur.e.s soutenu.e.s par Futurpreneur qui façonnent l’avenir économique du Canada, ainsi que les mentor.e.s et les partenaires qui les accompagnent depuis 1996.
Pour Darion Ducharme, fier membre de la Première Nation de Lac Seul aujourd’hui établi à Winnipeg, bâtir une entreprise exigeait de repenser totalement la notion de succès. Il y a dix ans, son rêve était d’acheter une Porsche 911 classique avec un moteur refroidi par air. Il a atteint cet objectif il y a trois ans et a fini par revendre le véhicule à profit. Cependant, franchir cette étape importante ne lui a pas apporté la satisfaction espérée. Cela l’a plutôt poussé à revoir sa vision du succès pour se concentrer sur une croissance axée sur l’engagement communautaire.
Aujourd’hui, Darion passe de la parole aux actes en tant que propriétaire et fondateur de Teqare, une entreprise basée à Winnipeg qui offre des formations essentielles en sécurité digitale et en littératie numérique aux communautés autochtones partout au Canada.
Déceler un besoin au sein de la communauté
Avant de lancer son entreprise en 2021, Darion travaillait comme gestionnaire chez Wow Mobile. Il aimait offrir des conseils sans parti pris aux client.e.s, mais ses interactions quotidiennes ont révélé une tendance préoccupante qui le touchait de très près. De nombreux.euse.s membres des communautés autochtones, particulièrement les aîné.e.s, éprouvaient des difficultés à utiliser leurs appareils mobiles. Cela les rendait vulnérables aux fraudes en ligne et risquait de leur faire perdre l’accès à des services essentiels.
Darion a constaté un manque flagrant. Aucun service ne se spécialisait dans l’initiation aux technologies adaptée aux communautés autochtones. Animé par son appartenance à la Première Nation de Lac Seul et sa volonté de renforcer la sécurité numérique dans les communautés autochtones, il s’est donné pour mission d’offrir des formations accessibles et adaptées aux réalités du terrain. « Je crois vraiment que chaque entrepreneur.e et chaque personne a une vocation qui lui tient à cœur », affirme Darion. « Et cet appel vise un but plus grand, celui d’accomplir de grandes choses pour sa communauté. » Pour Darion, cela signifiait répondre à sa propre vocation de service communautaire. « Même si j’avais une fortune de 300 millions de dollars, je ferais exactement la même chose aujourd’hui », ajoute-t-il. « Offrir cette formation aux enfants et aux aîné.e.s me réchauffe le cœur. »
Guidé par ce profond sentiment de mission, Darion a choisi de quitter le monde des grandes entreprises pour concrétiser sa vocation auprès des Premières Nations partout au Canada.
Trouver du soutien auprès de Futurpreneur
Renoncer à un chèque de paie régulier et garanti pour lancer une entreprise représente un grand saut, surtout pour les jeunes entrepreneur.e.s qui se heurtent souvent à des obstacles pour financer leur démarrage. Darion a toutefois connu un tournant décisif en communiquant avec Futurpreneur. Grâce au Programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur, il a obtenu un prêt de démarrage qui a donné vie à son projet. Ce financement lui a fourni le capital essentiel pour concevoir un logo, constituer l’entreprise en société, ouvrir des comptes bancaires et lancer un site Web professionnel. Cela lui a également procuré un fonds de roulement suffisant pour traverser les premiers mois précédant le lancement officiel de Teqare. Sans cette confiance initiale et cette marge de manœuvre financière, Darion admet que son entreprise serait probablement restée au stade d’idée.
Apprendre à franchir les obstacles
Au début, Teqare fonctionnait à petite échelle : Darion rendait visite aux gens individuellement à leur domicile, en plein cœur de la pandémie de COVID-19. Alors que l’entreprise commençait à prendre de l’expansion, il s’est heurté à un obstacle majeur. Alors qu’un contrat de 90 000 $ était en cours de négociation, les échanges ont subitement cessé. Ce revers a laissé Darion complètement découragé et incertain quant à l’avenir de son entreprise.
Ayant besoin de conseils, Darion a fait appel à son mentor de Futurpreneur, Noah Wilson. Les deux se sont rencontrés dans un café autochtone local, où Noah a écouté attentivement Darion lui faire part de ses inquiétudes. « Je savais qu’il mijotait quelque chose », se rappelle Darion. « Il m’a proposé 10 solutions formidables que je pouvais appliquer immédiatement. C’était extraordinaire, car j’ai senti qu’il s’en souciait sincèrement et qu’il venait vraiment pour m’aider. »
Le mentorat de Noah a fourni à Darion une compétence commerciale essentielle : l’art de pivoter. En suivant ces conseils, Darion a adapté son offre de services et a attiré de nouvelles occasions d’affaires. Ce virage a généré un succès presque immédiat, entraînant une vague de nouvelles réservations.
Un modèle de réussite sur tous les plans
Cinq ans après son lancement, Teqare est aujourd’hui une entreprise prospère qui affiche de belles réussites à l’échelle nationale. Darion et son équipe ont animé des ateliers en personne dans plus de 70 communautés des Premières Nations, y enseignant des compétences de base en cybersécurité, en littératie financière et en adaptation à la vie dans les centres urbains. Joindre les communautés éloignées comporte son lot de défis. Dans certains cas, les frais de déplacement dépassaient 3 400 $ par personne.
Malgré ces obstacles, Teqare continue de prioriser les séances en personne pour les jeunes et les aîné.e.s, car elles favorisent une participation accrue et de meilleurs résultats d’apprentissage. À mesure que l’impact de l’entreprise grandissait, sa visibilité augmentait aussi. Teqare a fait l’objet de reportages sur les réseaux de la CBC, de Global News et dans le journal The Globe and Mail. Cette reconnaissance a aidé à attirer des commanditaires corporatifs qui ont financé des ateliers dans les écoles et les communautés à faible revenu. L’entreprise a également apporté une stabilité financière à Darion et à sa famille, lui permettant de subvenir aux besoins de son épouse et de sa fille à la maison tout en continuant d’investir dans sa croissance future.
Pour les trois prochaines années, Darion se fixe un objectif audacieux : étendre les activités de Teqare à l’ensemble des quelque 630 Premières Nations du Canada.
Affrontez vos peurs et prenez le risque
Le conseil de Darion pour les futur.e.s entrepreneur.e.s est simple, urgent et profondément personnel. Il souligne que les diplômes universitaires traditionnels ne garantissent plus un parcours professionnel épanouissant ou bien rémunéré au Canada. L’entrepreneuriat, en revanche, ouvre la voie à un potentiel de gains illimité et permet de bâtir une vie axée sur le sens.
Sa perspective est teintée par un deuil personnel profond. Après le décès de son épouse à la suite d’un cancer, il a pris conscience de la vitesse à laquelle la vie peut basculer et de l’importance de saisir les occasions lorsqu’elles se présentent. Darion a compris qu’au moment de quitter ce monde, les gens ne pensent pas à leurs biens matériels ni à leurs échecs. Ce sont plutôt les regrets qui les hantent. Il invite les futur.e.s entrepreneur.e.s à ne pas laisser la peur les empêcher de bâtir un projet incroyable. « Rater un contrat n’est pas un échec, mais abandonner en est un », affirme Darion. « Tant qu’il vous reste un souffle de vie, ne renoncez pas à ce rêve. N’abandonnez pas cette vocation. Prenez ce risque. Cela en vaut vraiment la peine! »
Prêt.e à commencer votre propre parcours ?
Chez Futurpreneur, nous croyons que les jeunes entrepreneur.e.s comme Darion contribuent à façonner l’avenir économique du Canada. Que vous souhaitiez lancer une entreprise, acquérir une société existante ou transformer votre projet de flexipreneuriat en carrière à temps plein, nous sommes là pour vous soutenir à chaque étape de votre parcours.
Découvrez le Programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur ou explorez notre principal programme de démarrage offrant le financement et le mentorat dont vous avez besoin pour réussir au Canada.
Quand la fermeture devient un nouveau départ: Comment Michael Tourand a réinventé son entreprise familiale
Cet article fait partie de notre série du 30e anniversaire visant à célébrer les jeunes entrepreneur.e.s soutenu.e.s par Futurpreneur qui façonnent l’avenir économique du Canada, ainsi que les mentor.e.s et les partenaires qui les accompagnent depuis 1996.
Lorsqu’une entreprise familiale ferme ses portes, l’histoire s’arrête souvent là. Pour Michael Tourand, ce fut plutôt un point de départ.
En août 2024, le magasin de vêtements professionnels que la famille Tourand exploitait en Saskatchewan depuis 1982 a fermé ses portes, laissant un vide à la fois sur le marché et dans la communauté. Devant le choix de tourner la page ou reconstruire, Michael et son frère ont choisi la voie la plus exigeante: repartir à zéro. Aujourd’hui, Michael est propriétaire de Moose Mountain Workwear à Carlyle, en Saskatchewan, une nouvelle entreprise enracinée dans le patrimoine familial, mais conçue pour la main-d’œuvre d’aujourd’hui.
Réinventer la tradition familiale à son image
Ayant grandi dans l’entreprise, Michael comprenait le secteur et les personnes qu’il dessert. Cependant devenir propriétaire l’obligeait à réinventer le modèle d’affaires. Il a décidé de moderniser son offre en y intégrant des technologies actualisées, des systèmes plus performants et un engagement renouvelé envers sa communauté.
«On voulait bâtir sur cet héritage de 40 ans en apportant de nouvelles technologies, des services aux entreprises plus solides et un engagement accru envers notre communauté», dit-il.
Bien que la vision soit claire, l’obtention d’un financement s’est avérée difficile. La plupart des prêteurs traditionnels considéraient le projet comme une continuation plutôt qu’une nouvelle entreprise, ce qui compliquait l’accès de Michael au soutien nécessaire pour selancer .
Trouver le bon partenaire
Le point tournant pour Michael s’est présenté lorsqu’il est entré en contact avec Futurpreneur. Là où les banques traditionnelles voyaient un historique complexe, Futurpreneur a décelé du potentiel: un entrepreneur expérimenté, un besoin clair sur le marché et un plan de croissance solide.
Grâce au programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones, Michael a obtenu un financement flexible et sans prise de participation pour ouvrir et approvisionner son magasin. Surtout, il a trouvé un partenaire qui comprenait les réalités de l’entrepreneuriat autochtone.
Maîtriser l’art de diriger
Même si Michael possédait plus de 20 ans d’expérience dans le secteur, la gestion d’une entreprise exigeait des compétences bien différentes. Par l’entremise de Futurpreneur, il a fait équipe avec le mentor Jerome Voss, qui l’a accompagné dans sa transition de salarié à propriétaire.
«Je ne pourrai jamais assez dire à quel point le programme de mentorat m’a aidé», affirme Michael. «Cela m’a poussé à penser différemment et à vraiment comprendre le volet financier de l’entreprise.» De la paie à la tenue de livres en passant par la planification à long terme, le mentorat a fourni à Michael les outils et la confiance nécessaires pour diriger. Cela lui a également apporté un élément moins tangible, mais tout aussi précieux: un point de vue externe fiable.
Le fait de pouvoir échanger des idées avec un professionnel chevronné lui a permis d’aller de l’avant avec assurance, sachant qu’il maitrisait autant ses chiffres que les besoins de ses clients.
Une première année couronnée de succès
Dans un secteur où de nombreuses entreprises peinent à franchir le cap de leur première année, Moose Mountain Workwear a généré des profits. Pour Michael, le succès dépasse toutefois le simple bilan financier.
Réinvestissement communautaire – Au cours de sa première année, l’entreprise a remis plus de 10 000 $ en argent et en produits. En tant que pompier volontaire depuis treize ans, Michael considère cela comme un investissement dans la communauté et dans le milieu où son fils grandira.
Partenariats inclusifs – En tant qu’entreprise appartenant à un Métis, Moose Mountain Workwear fait équipe avec les White Bear First Nations pour fournir des équipements de sécurité destinés à des projets de construction et de logement.
Un service qui se démarque – L’approche de Michael est simple: être présent pour la clientèle au moment où elle en a le plus besoin. Qu’il s’agisse d’ouvrir le magasin un dimanche après-midi ou de livrer des commandes en main propre à des entreprises clientes, sa philosophie axée sur l’humain a favorisé une grande fidélité.
Répondre à un besoin réel dans la communauté
Au-delà de la vente au détail, Moose Mountain Workwear joue un rôle très important en matière de sécurité pour le personnel des secteurs du pétrole, du gaz et de l’agriculture, où la protection individuelle est essentielle. Le magasin mise sur des articles spécialisés, notamment des vêtements de protection contre le feu, des vêtements de sécurité à haute visibilité et des dispositifs de protection contre les chutes, aidant ainsi les travailleuses et travailleurs à assurer leur sécurité au travail. Devant la croissance de la demande, Michael envisage déjà une expansion, particulièrement dans les villes voisines comme Weyburn et Estevan.
«La fortune sourit aux audacieux»
Le conseil de Michael aux personnes qui aspirent à l’entrepreneuriat, surtout au sein des communautés autochtones, tient en quelques mots : «La fortune sourit aux audacieux. Alors, soyez audacieux!»
Il reconnaît l’incertitude liée au démarrage d’une entreprise, mais souligne l’importance de faire le premier pas: «Il est normal d’être nerveux.se et de demander de l’aide, mais il ne faut pas avoir peur d’essayer.» Michael est convaincu que les petites entreprises qui placent l’humain au cœur de leurs priorités auront toujours un bel avenir, même si les secteurs évoluent. Son parcours, qui l’a mené du statut d’employé dans une entreprise familiale à celui de chef de sa propre entreprise, rappelle que nos parcours et nos identités constituent nos plus grandes forces. Porté par son héritage métis, il façonne une entreprise à la fois proche de sa communauté et tournée vers l’avenir.
Prêt.e à commencer votre propre parcours?
Chez Futurpreneur, nous croyons que les jeunes entrepreneur.e.s comme Michael représentent le cœur de l’économie canadienne. Que vous souhaitiez démarrer une entreprise à partir de zéro, faire l’acquisition d’une entreprise existante ou transformer votre activité de flexipreneur.e en une carrière à temps plein, nous sommes là pour vous soutenir.
Apprenez-en davantage sur le programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur ou explorez notre programme de démarrage, qui offre du financement et du mentorat pour lancer ou acheter une entreprise au Canada.
Prendre soin de soi en entrepreneuriat : Au-delà du mythe du tout ou rien
« Tout ce qui est humain peut être nommé, et tout ce qui peut être nommé devient plus facile à gérer. Lorsque nous arrivons à parler de nos émotions, elles deviennent moins envahissantes, moins troublantes et moins effrayantes. » — Fred Rogers
En entreprenariat, plusieurs ont l’impression qu’il faut toujours tenir bon. Toujours avancer seul.e contre le reste du monde. L’aventure commence avec vous, c’est vrai, mais cet état d’esprit cultive une attente dangereuse : celle de devoir toujours exceller, faire preuve de résilience et garder le contrôle. On vous pousse à incarner le rôle de l’héroïne ou de l’héros. Sinon, vous avez l’impression d’échouer. C’est ce que j’appelle le modèle du « tout ou rien », une vision rigide, irréaliste et insoutenable qui ne laisse aucune place au bien-être émotionnel.
Plusieurs entrepreneur.e.s croient qu’ils doivent toujours projeter de la confiance et cacher leurs doutes, peurs ou signes de fatigue. Ils continuent de foncer en se disant que c’est le prix à payer. Pourtant, plus on réprime ce que l’on vit, plus le poids devient lourd. Ce qui n’est pas exprimé ne disparaît pas; cela s’accumule. Prendre soin de soi n’est pas un luxe, c’est essentiel pour durer.
Nommer pour mieux gérer
La première étape consiste à prendre conscience de son état. Reconnaissez ce que vous ressentez et nommez-le. Dire « je me sens anxieux.se » ou « j’ai l’impression d’être un.e imposteur.e » change tout. Vous créez une distance entre vous et l’émotion; vous ne faites plus un avec elle, vous l’observez. Mettre desmots précis est ici essentiel pour aller au-delà du simple « ça va » ou « ça ne va pas ». Essayez de déterminer si vous ressentez de l’appréhension, de la déception ou si vous êtes simplement dépassé.e. Utiliser une roue des émotions peut vous aider à enrichir votre vocabulaire si vous bloquez.
Il existe aussi une distinction cruciale : une émotion n’est pas une identité. Se dire « je suis un.e imposteur.e » vous emprisonne. Se dire « je me sens comme un.e imposteur.e » vous redonne de l’espace pour bouger. Le premier énoncé est fixe, le second est temporaire. Ce petit changement crée un recul qui vous offre des options. Vous pouvez alors poser de meilleures questions et réagir avec intention plutôt que de subir, tout en accueillant votre expérience sans vous juger. C’est là que le changement commence.
Nommer, puis agir
Une fois l’émotion identifiée, gagnez en clarté avec ces questions :
Qu’est-ce qui me dépasse exactement?
Sur quoi ai-je du contrôle aujourd’hui?
Quel est le petit pas que je peux faire maintenant?
Ces questions aident à passer à l’action. Même si la clarté émotionnelle ne supprime pas la pression, elle change votre rapport à celle-ci. C’est souvent suffisant pour retrouver votre élan.
J’utilise souvent la technique du dialogue entre « la peur et la confiance », inspirée de Gregg Levoy. Écrivez une conversation entre ces deux facettes de vous-même, sans vous arrêter, pendant 15 à 20 minutes. La peur pourrait dire : « Je n’ai aucune idée de ce que je fais. » La confiance répond : « Tu n’es pas censé.e avoir toutes les réponses. » La peur reprend : « J’improvise tout. » La confiance demande : « Comment peux-tu apprendre à mieux naviguer dans l’inconnu? » Vous verrez qu’une voix plus posée et constructive finit par émerger. En l’écoutant, elle devient plus forte. Vous ne réprimez pas votre ressenti; vous l’accueillez avec curiosité plutôt que de l’éviter.
Créer un espace de soutien
L’entrepreneuriat peut sembler isolant, mais ce n’est pas une fatalité. L’une des meilleures façons de prendre soin de soi est de trouver un cadre pour parler honnêtement avec quelqu’un qui comprend la réalité de bâtir un projet dans l’incertitude. Un seul lien de confiance suffit.
Lors d’un récent atelier avec des entrepreneur.e.s de l’Accélérateur de croissance de Futurpreneur, dès qu’une personne a partagé son vécu avec authenticité, les autres ont suivi. La pression de paraître fort.e s’est dissipée pour laisser place au soulagement et à la clarté. (Un grand merci à Nalwanga Musisi de Karibu Mental Health pour l’animation de cet atelier). Si vous n’avez pas encore cet espace, l’écriture et la technique du dialogue mentionnée plus haut sont d’excellents points de départ.
Une pratique au quotidien
Les défis cités par les participant.e.s de l’atelier sont universels : stress financier, poids de l’incertitude et sentiment d’être submergé.e. Ce ne sont pas des problèmes temporaires qui disparaissent une fois « réglés ». Ils font partie du paysage entrepreneurial.
Il y aura toujours une part d’inconnu. Si vous attendez que ces défis s’évaporent, vous aurez l’impression d’échouer sans cesse. En les acceptant comme faisant partie du processus, vous pouvez vous concentrer sur votre réaction. Prendre soin de soi doit être une habitude de vie plutôt qu’une solution de dernier recours. C’est un point d’ancrage régulier pour rester stable, peu importe les conditions.
Au-delà du tout ou rien
Le modèle du « tout ou rien » prétend que vous êtes soit au sommet, soit en échec. Or la réalité est beaucoup plus nuancée. Certains jours, vous vous sentirez d’une efficacité redoutable et plein.e d’assurance; d’autres jours, vous vous sentirez dépassé.e ou dans l’impasse. Les deux états sont normaux quand on bâtit quelque chose sans mode d’emploi.
Le but n’est pas d’éliminer les moments difficiles, mais d’apprendre à les aborder autrement. Portez attention à ce qui se passe en vous, nommez-le, donnez-vous une marge pour l’accueillir et demandez de l’aide au besoin. Ne tentez pas de tout porter sur vos épaules comme si vous étiez infaillible, mais bâtissez quelque chose de significatif en avançant t avec authenticité , un pas sincère à la fois.
Dominik Loncar est accompagnateur en entrepreneuriat chez Futurpreneur. Au cours de la dernière décennie, il a mis à profit ses compétences pratiques et son expertise acquises en bâtissant trois entreprises et en gérant sa propre entreprise à vocation sociale pour guider de jeunes entrepreneur.e.s. Dominik croit que devenir entrepreneur.e est un changement d’identité transformateur et il a travaillé avec plus de 200 jeunes entrepreneur.e.s pour lancer des entreprises à vocation sociale et des entreprises traditionnelles et innovantes dans une multitude d’industries.
Prêt.e à passer à la vitesse supérieure avec une communauté solidaire?
Si vous êtes un.e entrepreneur.e soutenu.e par Futurpreneur et que vous souhaitez traverser ces défis avec des gens qui vous comprennent, découvrez l’Accélérateur de croissance de Futurpreneur. Apprenez comment nos programmes vous offrent les outils et la communauté nécessaires pour dépasser le mythe du tout ou rien.
Petites entreprises, grand impact : Visa choisit Futurpreneur comme partenaire sans but lucratif exclusif au Canada
Illustration réalisée par Rafael Mayani, artiste mexicain basé à Vancouver, C.-B.
Futurpreneur est fier d’avoir été choisi par Visa comme seul organisme canadien à but non lucratif dans le cadre de « Tap In to Impact ». Ce programme mondial transportera l’énergie du tournoi international de soccer tant attendu bien au-delà du terrain, directement au cœur des communautés qui contribueront à sa réalisation.
Dans le cadre de cette initiative, Visa versera 275 000 $ CA à Futurpreneur afin d’élargir son soutien aux jeunes entrepreneur.e.s, mentor.e.s et partenaires communautaires partout au pays. Cette collaboration arrive à un moment marquant pour Futurpreneur, qui célèbre cette année 30 ans d’impact inclusif auprès de la relève entrepreneuriale canadienne.
« Tap In to Impact met en lumière le rôle essentiel que jouent les petites entreprises dans la création de communautés dynamiques, fortes et unies, » affirme Karen Greve Young, cheffe de la direction de Futurpreneur. « Alors que Futurpreneur célèbre son 30e anniversaire, ce partenariat avec Visa revêt une signification toute particulière. Il nous permettra d’offrir à encore plus de jeunes entrepreneur.e.s le financement, le mentorat et les ressources nécessaires pour transformer leurs ambitions en actions et bâtir leurs entreprises avec confiance. »
Grâce à « Tap In to Impact », Visa s’engage à verser 200 000 $ US à un organisme sans but lucratif partenaire dans chacun des pays hôtes du tournoi international de soccer, pour un total de 600 000 $ US, afin de soutenir leur travail auprès des petites entreprises et des entrepreneur.e.s.
En plus de Futurpreneur au Canada, Visa collabore avec Pro Mujer, un organisme qui soutient les microentrepreneures en Amérique latine et au Mexique, ainsi qu’avec SCORE Association, le plus grand réseau américain de mentor.e.s d’affaires bénévoles. Cette initiative vise à offrir un soutien concret et adapté aux réalités du marché pour les petites entreprises et les entrepreneur.e.s.
Pour en savoir plus sur cette initiative, consultez ce lien.
Célébrer 30 ans d’impact : Retour sur la journée sur la colline 2026 de Futurpreneur
Quelle semaine incroyable à Ottawa! Pour souligner le 30e anniversaire de Futurpreneur, notre équipe, nos mentor.e.s et nos partenaires se sont réunis dans la capitale nationale pour la journée sur la colline 2026. Qu’il s’agisse des discussions stratégiques de haut niveau lors du sommet sur l’avenir des affaires ou des échanges constructifs avec les député.e.s, l’énergie était palpable. Nous sommes ravi.e.s de vous présenter les moments forts de cette collaboration qui vise à favoriser un écosystème plus inclusif et prospère pour la prochaine génération de leaders d’affaires du Canada.
Propulser la discussion : le sommet sur l’avenir des affaires
Notre semaine a débuté au sommet sur l’avenir des affaires, organisé par nos partenaires de la Chambre de commerce du Canada. La cheffe de la direction de Futurpreneur, Karen Greve Young, a participé à la table ronde intitulé « Permettre aux petites entreprises de croître : de la vision à l’impact ». Lors de cette séance, elle a souligné que même si l’ambition entrepreneuriale ne manque pas au Canada, le défi consiste à offrir les conditions idéales pour permettre à ces entreprises de prendre de l’expansion. Animée par Déborah Cherenfant, la discussion incluait Cinzia Bazzo (Sage) et Simon Poulin (Upside Drinks).
Ce qu’il faut retenir :
- Éliminer les barrières internes : Pour plusieurs fondateurs.rices, leur premier marché d’exportation est une province voisine, mais la bureaucratie peut rendre cette étape complexe.
- Le manque de mentorat stratégique : Passer de la création à la croissance nécessite des outils différents. Les fondateurs.rices ont besoin d’accéder à des talents en gestion et à des conseillers.ères d’expérience qui ont déjà suivi ce parcours.
La séance des premiers ministres a marqué un temps fort du sommet. L’hon. Doug Ford (Ontario), l’hon. Susan Holt (Nouveau-Brunswick), l’hon. Rob Lantz (Île-du-Prince-Édouard) et l’hon. R.J. Simpson (Territoires du Nord-Ouest) y ont abordé l’unité nationale et le commerce. Leurs échanges ont mis en lumière les enjeux cruciaux auxquels se heurtent les entrepreneur.e.s d’un bout à l’autre du pays.

Une soirée de célébrations : notre réception du 30e anniversaire sur la colline
La réception du 30e anniversaire de Futurpreneur sur la colline, qui s’est déroulée à l’Université d’Ottawa, a été le point culminant de la semaine. L’événement était coprésenté par nos partenaires de longue date : la Banque de développement du Canada (BDC), représentée par Miguel Barrieras, chef de la direction, Direction de l’impact et des services bancaires communautaires, et la Banque Royale du Canada (RBC), représentée par Yasser Ghazi, vice-président, Services financiers commerciaux, Ontario Nord et Est. L’honorable Rechie Valdez, ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et secrétaire d’État (Petite Entreprise et Tourisme), s’est jointe à nous et a exprimé son soutien envers la relève entrepreneuriale.
Onze jeunes entrepreneur.e.s soutenu.e.s par Futurpreneur en provenance de tout le Canada ont présenté leurs entreprises aux décideurs.euses politiques et aux leaders de l’écosystème, reflétant ainsi la diversité et la force du paysage entrepreneurial canadien.
Entrepreneur.e.s à l’honneur :
- Joanna Pariseau (Taste the City, AB), qui fait découvrir les villes par la gastronomie et transforme les recommandations numériques en itinéraires réels achetables .
- Moirae Choquette (Tomato Wheels, AB), fondatrice d’une marque de vin indépendante qui connaît une croissance fulgurante au pays et qui mise sur la qualité et la communauté.
- Darion Ducharme (Teqare, MB), qui offre une éducation en technologie et en cybersécurité aux communautés des Premières Nations.
- David Owasi (Outreach Genius, MB), à la tête d’une jeune pousse technologique, propulse la croissance des entreprises de services à domicile grâce à des agents vocaux propulsés par l’IA.
- Constanza Safatle (Newbornlander, T-N-L), ancienne déléguée du G20, conçoit des accessoires durables pour bébés tout en créant des occasions d’emploi et de formation pour les femmes immigrantes et réfugiées.
- Diana Virgovicova (Xatoms, ON), ancienne déléguée du G20, qui utilise l’IA et la chimie quantique pour concevoir de nouveaux matériaux pour le traitement de l’eau.
- Jennifer Ai (Leopard AI, ON), ancienne déléguée du G20, qui repense la répartition mondiale du capital de risque.
- Richa Gupta (Good Food for Good, ON), qui a propulsé sa marque d’aliments biologiques et sains partout en Amérique du Nord.
- Viet Anh (Vian) Nguyen (Rude Mama Hot Sauce, ON), dont les sauces piquantes vietnamiennes artisanales, concoctées à partir d’ingrédients locaux, sont maintenant vendues dans les grandes chaînes d’épicerie du pays.
- Arold Ramboasalama et Cécile Dijoux (Or Noir de Madagascar, QC), misent sur quatre générations de savoir-faire familial pour proposer au marché québécois une vanille de Madagascar issue du commerce équitable.
- Guillaume Blais (PROD.G, QC), un vétéran du cirque contemporain, qui produit des spectacles acrobatiques immersifs privilégiant l’inclusion et la diversité.
L’entrepreneur David Owasi a partagé son parcours inspirant vers la création d’Outreach Genius. Il a souligné comment l’accès au mentorat et au capital permet aux fondateur.rice.s de multiplier leur impact.
Nous avons également entendu Lorne Jr. Blesse, entrepreneur autochtone et membre du conseil d’administration de Futurpreneur (fondateur de Kiwetin Clothing, AB). Originaire du nord de l’Alberta, il a souligné l’importance de donner aux autres les moyens de définir leur propre réussite, tout en veillant à ce que ces occasions d’affaires restent accessibles.
Ce sentiment de communauté a été repris par Guillaume Blais (PRODG, QC), qui a expliqué comment cette expérience sur la colline lui a permis de lier la culture au commerce, en obtenant des rencontres stratégiques avec des institutions comme le Conseil des arts du Canada.
Porter la voix des entrepreneur.e.s au Parlement
Afin que la voix des jeunes entrepreneur.e.s soit entendue là où les décisions se prennent, Futurpreneur a organisé des rencontres individuelles entre nos fondateurs.rices et leurs député.e.s locaux.les. Ces échanges ont permis de discuter concrètement des défis liés à la croissance d’une entreprise au Canada et de l’impact du soutien fédéral.




Regard vers l’avenir
Depuis 1996, Futurpreneur a soutenu plus de 21 000 jeunes entrepreneur.e.s, les aidant à lancer plus de 16 600 entreprises partout au Canada. Après 30 ans de succès, nous constatons que malgré l’évolution du monde des affaires, l’esprit entrepreneurial canadien demeure vigoureux.
Nous quittons Ottawa avec optimisme. Notre semaine a souligné l’importance de la collaboration entre les entrepreneur.e.s, le gouvernement et le secteur privé pour s’assurer que la prochaine génération de fondateur.rice.s dispose du soutien, du mentorat et du capital nécessaires pour réussir.
Merci à toutes les personnes qui se sont jointes à nous sur la colline. Place aux 30 prochaines années pour bâtir, croître et prospérer ensemble!
Investir dans les femmes: Comment Janine Jivani contribue à dynamiser l’économie canadienne
Les femmes bâtissent des entreprises d’ici qui propulsent notre économie. Elles sont propriétaires majoritaires de 20 % des entreprises canadiennes, qui génèrent plus de 90 milliards de dollars par année, emploient près d’un million de Canadien.ne.s et contribuent à environ 9 % du PIB du pays. Et les entreprises soutenues par Futurpreneur y jouent un rôle important.
Investir dans les entreprises dirigées par des femmes est depuis longtemps une priorité pour Futurpreneur, et les résultats le prouvent. Aujourd’hui, plus de 40 % des entreprises que nous soutenons sont dirigées par des femmes, soit plus du double de la moyenne nationale.
Janine Jivani, fondatrice de Lilac & Leaf Wellness, en est un bel exemple.
De la réglementation de la santé à la santé holistique
Pendant cinq ans, Janine a travaillé dans le domaine de la réglementation des soins de santé. C’était un travail stable et respecté, mais il lui manquait quelque chose.
« J’ai travaillé pendant des années dans le secteur de la santé et, même si je savais que je voulais aider les gens, je me sentais souvent déconnectée de mon travail. Ce milieu ne me permettait pas vraiment de penser de maniere créative », explique Janine.
Elle a commencé à voir un écart entre la gestion de la maladie et la promotion du bien-être. Alors que son rôle se concentrait sur le maintien des normes, elle souhaitait bâtir quelque chose qui s’alignait davantage sur ses propres valeurs et sa mission.
Un tournant décisif
La transition de Janine vers l’entrepreneuriat s’est accompagnée d’une confiance croissante en sa propre expérience et perspective.
Ses antécédents en réglementation de la santé lui ont donné une solide compréhension de l’éthique, de la sécurité et des normes de qualité, des domaines qu’elle jugeait lacunaires dans une grande partie du marché du bien-être non réglementé. Son identité de femme de couleur d’origine kenyane et irlandaise-écossaise a également façonné sa vision d’une approche plus inclusive du bien-être.
« Mes origines culturelles mixtes font de moi ce que je suis. Je crois que mon héritage métissé me permet d’éprouver de l’empathie envers des personnes de divers horizons », dit-elle. « La représentation et la diversité sont extrêmement importantes pour moi et font partie des valeurs de mon entreprise. » Janine avait la passion et l’idée.
Elle avait maintenant besoin de conseils et de soutien pour lancer son entreprise. C’est là que Futurpreneur est intervenue. son entreprise.
Grâce à Futurpreneur, elle a reçu le financement et le mentorat qui ont aidé à transformer Lilac & Leaf Wellness d’un concept en une entreprise en pleine croissance, ancrée dans la confiance et la transparence.
Bâtir une communauté et autonomiser les femmes
Aujourd’hui, Lilac & Leaf Wellness propose des tisanes biologiques et des produits de bien-être, conçus pour favoriser des modes de vie plus sains. Pour Janine, l’entreprise consiste également à créer une communauté et à rendre le bien-être, accessible.
« Devenir entrepreneure a été une expérience transformatrice qui m’enseigne continuellement ce dont je suis réellement capable », affirme-t-elle, soulignant que cela l’a poussée à développer de nouvelles compétences, à s’adapter aux défis et à avoir confiance en elle.
« Si vous êtes prêt.e à vous consacrer à vos rêves, foncez. Futurpreneur ne se limite pas seulement au soutien financier; ils vous aident à chaque étape et veulent que vous réussissiez. »
Janine prépare maintenant la prochaine phase de son entreprise. Elle revoit l’image de marque de Lilac & Leaf Wellness, incluant le lancement d’un nouveau site Web, avec des ressources et des ateliers spécifiquement axés sur l’autonomisation des femmes. Son objectif est de créer un espace de confiance où les femmes peuvent accéder à des informations fiables, à des produits et à du soutien pour leur bien-être.
Prêt.e à lancer votre propre vision?
Que vous soyez fondateur.rice à temps plein ou que vous songiez simplement à démarrer votre entreprise, Futurpreneur est là pour vous donner les moyens d’agir grâce à notre Initiative pour les femmes entrepreneures, ainsi qu’à du financement sous forme de prêt, du mentorat et des ressources.
Joignez-vous à l’Initiative Entreprendre au féminin de Futurpreneur, présentée par TD, et transformez votre ambition en action.
Votre plus grand capital, c’est vous: Construire une base de confiance et de croissance
Pour créer une entreprise, il ne suffit pas d’avoir une bonne idée et un marché prometteur. Il faut avant tout instaurer la confiance avec les établissements prêteurs, les investisseur.euse.s, les partenaires et même avec votre famille et vos ami.e.s. L’un des meilleurs moyens d’instaurer cette confiance en tant qu’entrepreneur.e est d’investir personnellement dans sa propre entreprise, afin d’envoyer un signal fort montrant que l’on y croit.
Instaurer la confiance par l’investissement personnel
Levier financier et accès au capital
En investissant votre propre argent dans votre entreprise, vous envoyez un message clair aux investisseur.euse.s que vous rencontrez, soit que vous croyez suffisamment en votre projet pour y investir vos propres ressources. D’un point de vue financier, votre investissement personnel peut renforcer la structure du capital de l’entreprise, réduire le risque perçu par les établissements prêteurs et faciliter l’accès à des options de financement supplémentaires, comme des prêts, des partenaires et des investisseur.euse.s. Autrement dit, votre propre argent sert souvent de levier pour débloquer d’autres sources de financement.
Crédibilité et renforcement de la confiance avec les établissements prêteurs
Pour les établissements prêteurs ou les investisseur.euse.s, l’absence d’investissement personnel soulève une question légitime: « Pourquoi devrais-je prendre un risque si le.a fondateur.rice n’est pas prêt.e à le faire? ».L’investissement personnel rehausse la crédibilité de votre entreprise, la confiance dans la capacité de votre équipe à traverser des périodes difficiles et la perception de professionnalisme et de sérieux. De plus en plus, le fait de démontrer sa préparation financière, y compris la compréhension du concept de crédit et avoir des habitudes financières saines, est devenu un élément important du renforcement de la crédibilité auprès des établissements prêteurs et des investisseur.euse.s.
Engagement personnel et motivation à long terme
D’après mon expérience, un investissement personnel, même modeste, tend à renforcer l’engagement des fondateur.rice.s. Après tout, lorsque votre argent est en jeu, vous êtes plus susceptible de faire des efforts supplémentaires, de chercher des solutions créatives et de continuer quand d’autres pourraient s’arrêter. Cette pression peut être une source de motivation essentielle, en particulier dans les moments difficiles qui font naturellement partie de tout parcours entrepreneurial.
Comment pouvez-vous accroître votre investissement personnel?
La première étape consiste à bien comprendre vos flux de trésorerie, vos dettes, votre crédit et vos habitudes d’épargne. Pour ce faire, je recommande KOFE (de l’anglais « Knowledge of Financial Education »), une plateforme utile élaboré par Futurpreneur et Consolidated Credit. Cette plateforme peut aider les entrepreneur.e.s à acquérir des connaissances financières, à renforcer leur crédit et à gagner la confiance nécessaire pour investir dans leur propre entreprise à n’importe quel stade (que ce soit avant ou après le lancement).
Plutôt que d’attendre le bon moment pour investir, voici quelques éléments à envisager dès aujourd’hui.
- Discipline financière: faites le suivi de vos dépenses et créez un budget dans lequel l’épargne pour votre entreprise est une priorité.
- Épargne dédiée: ouvrez un compte bancaire distinct pour bâtir votre investissement et mettez en place des virements automatiques réguliers. Même de petits montants mensuels peuvent être utiles.
- Utilisation de vos compétences: réduisez vos besoins de financement externe en réfléchissant à des moyens de générer des revenus supplémentaires.
- Amélioration de la santé financière: réduisez vos dettes à taux d’intérêt élevé et maintenez un profil de crédit solide.
- Outils d’épargne intelligents: utilisez des outils d’épargne tels qu’un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), des comptes d’épargne à intérêt élevé ou des programmes d’épargne sur le lieu de travail.
- Engagement réfléchi: planifiez soigneusement vos placements et assurez-vous que votre plan d’épargne et de cotisation est réaliste, motivant et conforme à vos objectifs personnels.
Accroître l’investissement personnel grâce au financement externe
L’investissement personnel est la première étape, mais pour faire croître votre entreprise, il faut habituellement du financement externe, car, comme le dit le dicton: « Seul.e, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. »
Plusieurs options de financement externe peuvent être envisagées. Pour choisir celle qui convient à votre entreprise, vous devez d’abord comprendre le fonctionnement de chacune de ces options, et c’est là qu’un outil comme KOFE entre en jeu. Cette plateforme peut vous aider à prendre des décisions financières plus éclairées à mesure que votre entreprise prend de l’expansion, en vous présentant les principales options de financement externe:
- Les prêts sont bien adaptés à des besoins clairs et prévisibles, à condition que vous gériez soigneusement votre flux de trésorerie, votre capacité de remboursement et votre viabilité financière globale.
- Les subventions peuvent soutenir l’innovation et réduire les risques, mais le fait de s’appuyer uniquement sur elles peut affaiblir la viabilité à long terme.
- Le financement par capitaux propres (partenaires ou investisseur.euse.s) peut accélérer la croissance, mais il implique un partage de la propriété et de la prise de décision.
- L’investissement en capital et le capital de risque peuvent être utiles dans certains secteurs, mais ils s’accompagnent généralement d’attentes de croissance élevées et d’exigences de rendement importantes.
Trouver le bon équilibre
Il n’existe pas de formule unique en matière d’entrepreneuriat. La clé réside dans l’équilibre entre l’engagement personnel et les outils financiers adéquats. N’oubliez pas que l’investissement personnel est la première étape vers le renforcement de la confiance, de la crédibilité et du succès à long terme. Après tout, si vous n’êtes pas prêt.e à investir votre propre argent dans votre projet, comment pouvez-vous attendre des autres qu’ils.elles fassent de même? Si vous envisagez de créer une entreprise, préparez-vous à être la première personne à investir dans votre projet!
Serge-Richard Petit-Frère a construit sa carrière autour de l’entrepreneuriat, du mentorat d’entreprise et du développement de projets. Il est titulaire d’une spécialisation en gestion des petites et moyennes entreprises (PME) et d’une maîtrise en entrepreneuriat et développement de projets. Il a soutenu des organisations lors de projets stratégiques, d’analyses de marché et de formation de cadres dans des institutions financières et commerciales. Son point de vue combine une expérience de cadre supérieur dans le domaine de la finance et son propre parcours d’entrepreneur. Pédagogue engagé, il a enseigné l’entrepreneuriat dans des contextes universitaires et professionnels et détient la certification IFC-LPI Trainer Performance Monitoring and Assessment (TPMA). Depuis 2023, il est directeur des programmes d’entrepreneuriat chez Futurpreneur, où il aide les entrepreneur.e.s à créer des entreprises durables.
Il existe de nombreuses ressources pour vous aider à acquérir une confiance financière. Si vous êtes prêt.e à faire passer vos finances à la vitesse supérieure, découvrez les outils et les modèles gratuits proposés par le Centre de ressources pour les entreprisesde Futurpreneur.
Vous pouvez également explorer les ressources gratuites mises à votre disposition par le biais de l’initiative KOFEde Futurpreneur, une plateforme virtuelle confidentielle conçue pour renforcer la confiance financière et la réussite à long terme des jeunes entrepreneur.e.s à travers le Canada. Et si vous êtes à la recherche d’un financement avec mentorat pour créer ou acheter une entreprise au Canada, cliquez icipour en savoir plus.
Catalyseur de croissance: Comment Futurpreneur et la G20 YEA permettent aux fondateur.rice.s du Canada d’accéder à des possibilités mondiales
Pour bon nombre de jeunes entrepreneur.e.s, la mondialisation est souvent un rêve lointain que seules les grandes entreprises disposant d’énormes budgets peuvent réaliser. L’Alliance des jeunes entrepreneur.e.s du G20 (G20 YEA) vise à les rapprocher de ce rêve.
Le sommet de la G20 YEA, qui a lieu chaque année dans un pays du G20, rassemble des centaines de jeunes entrepreneur.e.s parmi les plus brillant.e.s du monde pour échanger des idées, donner des conseils sur des enjeux importants, établir des liens internationaux et, surtout, explorer des stratégies de croissance mondiale. C’est pourquoi Futurpreneur est fier de diriger la délégation canadienne de la G20 YEA à ces sommets annuels, en veillant à ce que les fondateur.rice.s du Canada influencent activement les conversations mondiales.
Comme l’a démontré le sommet de 2025, qui s’est tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, il s’agit d’une expérience vraiment unique. Dans un sondage réalisé après le sommet, 23 personnes (sur 39 jeunes délégué.e.s du Canada) ont déclaré que ce sommet avait marqué un tournant décisif dans leurs efforts pour faire croître leur entreprise.
Lisez la suite pour savoir comment la G20 YEA a aidé d’ancien.ne.s participant.e.s à surmonter les obstacles communs à la croissance internationale.
Tracer la voie de l’expansion mondiale
Avant de se joindre à la délégation, les participant.e.s ont déterminé certains des obstacles communs à l’entrée sur un marché étranger comme l’Afrique du Sud. Ces défis comprennent notamment le manque d’expérience locale et de crédibilité en tant que fondateur.rice.s ainsi que la difficulté d’obtenir des contacts fiables.
Le sondage réalisé après le sommet de 2025 de la G20 YEA a également révélé trois obstacles supplémentaires, que Futurpreneur a abordés directement dans le cadre du sommet.
Obstacle 1: Accès limité aux réseaux mondiaux
Au total, 65 % des délégué.e.s qui ont répondu au sondage ont cité l’accès limité à des réseaux d’affaires internationaux crédibles comme leur principal défi pour croître à l’échelle mondiale. Pour aider à surmonter cet obstacle, Futurpreneur a mené des activités commerciales ciblées et a facilité les relations de commerce interentreprises (B2B), ouvrant ainsi les portes aux haut.e.s fonctionnaires et aux leaders de l’industrie qui sont généralement hors d’atteinte pour les jeunes fondateur.rice.s.
Résultat: Toutes les personnes interrogées ont fait état d’une expansion de leurs réseaux internationaux, avec un total de plus de 740 nouvelles relations mondiales.
Obstacle 2: Contraintes financières
Plus de la moitié (57 %) des personnes interrogées ont indiqué que le coût des voyages à l’étranger constituait un obstacle important à l’exposition internationale. En fait, plusieurs délégué.e.s ont déclaré que leur participation n’aurait pas été possible sans l’allocation de voyage partielle de Futurpreneur, rendue possible grâce au soutien du programme commercial CanExport Associations d’Affaires mondiale Canada.
Résultat: Ce soutien financier a permis aux délégué.e.s de participer à 123 réunions interentreprises, dont 80 ont débouché sur des étapes concrètes, comme des discussions de partenariat et l’exploration de projets.
Obstacle 3: Lacunes dans la connaissance du marché et la préparation à l’exportation
Avant le sommet, 52 % des personnes interrogées ont déclaré avoir des difficultés à accéder à des renseignements spécifiques au marché, à des conseils réglementaires et à de l’information sur les outils d’exportation et les programmes de soutien gouvernementaux. Pour combler cette lacune, Futurpreneur a organisé des séances d’information et des ateliers intensifs avant le départ, afin de renforcer les connaissances en matière d’exportation et d’améliorer la préparation à l’expansion mondiale.
Résultat: À la suite de la mission, 87 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles connaissaient mieux les ressources du gouvernement canadien, notamment le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC), tandis que 73 % se sont dit prêtes à saisir des occasions internationales en toute confiance.
Grâce à ces interventions ciblées, Futurpreneur a transformé l’ambition mondiale en stratégies réalisables, en fournissant aux fondateur.rice.s les réseaux et les connaissances nécessaires pour être compétitif.ve.s et prospérer sur les marchés étrangers.
Voix de la délégation: Les effets réels en action
Si les données mettent en évidence l’ampleur de la mission, les expériences des délégué.e.s en révèlent les effets plus profonds. Leurs récits mettent en valeur les partenariats formés, la crédibilité acquise et la validation du marché réalisée, des résultats que les chiffres ne peuvent pas pleinement saisir.
- « L’événement du G20 de cette année a été remarquable. L’éducation était une priorité pour plusieurs délégations, et j’ai eu des rencontres initiales prometteuses avec des délégué.e.s du Mexique et de l’Inde au sujet de la création de nouveaux programmes certifiés qui améliorent les compétences des jeunes avant qu’ils.elles n’immigrent pour travailler ou étudier. C’est fantastique de voir comment nous pourrions étendre nos services et développer nos activités. » – Clinton Large, fondateur, Large Inc.
- « [La G20 YEA] a permis à Iris + Arlo de rencontrer des leaders visionnaires du monde entier, de transmettre sa mission de rendre les produits menstruels durables plus accessibles et de former des partenariats concrets qui l’aideront à croître sur les marchés internationaux. » – Lara Emond, fondatrice, Iris + Arlo
- « Participer au sommet de l’Alliance des jeunes entrepreneur.e.s du G20 à Johannesburg en tant que membre de la délégation canadienne a été une expérience véritablement transformatrice pour moi et pour Kovida Consultants. Grâce à cette occasion, j’ai pu élargir considérablement mon réseau international, nouer des liens avec des entrepreneur.e.s et des partenaires de l’écosystème de l’ensemble du G20, et établir de nouvelles relations avec des client.e.s directement à la suite de conversations entamées lors du sommet. » – Kajal Agarwal, fondatrice, Kovida Consultants
Postulez dès aujourd’hui pour participer à notre mission à Vienne en 2026
Que vous souhaitiez explorer le commerce international pour la première fois ou vous préparer à conquérir de nouveaux marchés, le sommet de 2026 à Vienne, en Autriche, pourrait être une occasion rêvée pour vous. En tant que porte d’entrée stratégique vers l’Union européenne, cette mission offre un accès sans pareil à l’un des plus grands marchés du monde, qui regroupe plus de 450 millions de consommateur.trice.s.
Se déroulant durant la semaine du 14 septembre 2026, le sommet de cette année vous permettra d’élargir votre réseau de contacts internationaux dans des marchés clés et de faire progresser l’entrepreneuriat jeunesse sur la scène mondiale. Vous pourrez également y découvrir des stratégies de croissance et positionner votre entreprise en vue d’une expansion planétaire.
Avec un taux de satisfaction de 100 % pour les activités commerciales et une forte majorité de délégué.e.s qui désirent continuer de s’impliquer par la suite, il est clair que la valeur du sommet s’étend bien au-delà de l’événement.
Alors, qu’attendez-vous?
Futurpreneur vous offre le réseau, la préparation et le soutien nécessaires pour que vous n’ayez pas à avancer seul.e. Vérifiez si vous êtes admissible à faire partie de la délégation canadienne dirigée par Futurpreneur au sommet 2026 de la G20 YEA, et présentez votre entreprise au monde entier.
Restez à l’affût. Les candidatures ouvriront bientôt.
Au-delà de la requête: Comment utiliser l’IA pour bâtir un plan d’affaires solide
En tant qu’entrepreneur.e, votre plus grand atout n’est pas seulement votre idée, mais plutôt la clarté qui la sous-tend. Alors que plusieurs voient l’IA comme un raccourci idéal pour rédiger un plan d’affaires, les fondateur.trice.s les plus prospères s’en servent comme un soutien plutôt que comme une boussole. C’est un partenaire, pas une.e cofondateur.trice.
Pour concevoir un plan solide qui reflète les opérations réelles de votre entreprise, vous devez diriger la conversation. Voici comment aller au-delà des requêtes génériques et transformer l’IA en un levier stratégique.
Le problème des plans d’affaires rédigés par l’IA
Je commence à voir de plus en plus de plans d’affaires manifestement écrits par l’IA. On les repère facilement parce qu’ils ressemblent à des modèles génériques de MBA. Beaucoup de jargon, très peu de substance. Ironiquement, ces plans donnent l’impression d’un manque de compétence. Au lieu de projeter de l’assurance, ils avouent silencieusement: « Je ne sais pas vraiment comment cette entreprise va fonctionner.»
L’IA peut accomplir beaucoup de choses, mais elle ne peut pas corriger une idée fragile ni sauver un plan d’affaires qui n’est pas encore mûr. Elle ne fait qu’amplifier ce qui existe déjà. Si votre réflexion est floue, le résultat de l’IA le sera aussi. Si votre stratégie est superficielle, le plan paraîtra soigné, mais il sonnera creux.
Les mauvaises pratiques de l’IA
Voici les erreurs les plus courantes chez les entrepreneur.e.s en démarrage:
- Inventer une proposition de valeur sans preuve de pouvoir la livrer.
- Lister une douzaine de tactiques de marketing sans priorités ni précisions.
- Rédiger des déclarations vagues comme « nous misons sur l’excellence de l’expérience client ».
- Présenter une vaste gamme de produits sans aucun détail opérationnel.
Ces pratiques nuisent à votre crédibilité: elles ne font que remplir de l’espace.
L’IA est un partenaire, pas une plume
L’IA fonctionne mieux comme partenaire que comme substitut à votre réflexion. Comme tout bon partenaire, elle a besoin de directives, de contraintes et de faits réels. Vous devez faire le travail difficile: clarifier votre idée, définir votre clientèle et planifier l’exécution. L’IA vous aide à mieux réfléchir; elle ne peut pas réfléchir à votre place.
De meilleures questions pour de meilleures réponses
La qualité de vos requêtes détermine celle des résultats. Lorsque vous utilisez un grand modèle de langage (LLM) comme ChatGPT, posez des questions précises et ancrées dans votre réalité. Pour obtenir les meilleurs résultats, concentrez-vous sur un seul problème à la fois.
Par exemple, si vous lancez une marque de harnais pour chiens à Halifax, évitez les questions générale et vague telle que « Qui sont mes concurrents en ligne ? ». Posez plutôt des questions spécifiques telles que celles-ci: Quels sont trois concurrents de petite à moyenne taille qui se sont lancés il y a un à trois ans ? Quels canaux ont-ils utilisés en premier ? Quels prix ont fonctionné ? Quelles erreurs ont-ils commises ? Quels détaillants de la région d’Halifax proposent des harnais pour chiens de haute qualité ?
Vous apprendrez bien plus des entreprises qui vous précèdent de peu que des géants comme Amazon ou Walmart. Votre avantage réside probablement dans la qualité, le service et la présence locale. Précisez-le à l’IA. Donnez-lui du contexte pour en extraire des leçons et bâtir une stratégie concrète.
Préciser l’objectif
Lors d’un récent atelier sur l’utilisation de l’IA pour les plans marketing, une participante se disait dépassée. L’IA lui donnait trop d’idées et elle ne savait pas par où commencer. C’est fréquent. L’IA excelle à générer des options, mais elle est incapable de choisir pour vous. Pour corriger cela, restreignez le champ d’action.
Au lieu de demander « un plan marketing », essayez ceci: « Selon ces chiffres et ces contraintes, quelles sont les trois activités prioritaires pour générer des ventes au cours des six prochains mois ? ». Vous forcez ainsi l’IA à réfléchir avec vous, et non pour vous.
Utilisez l’IA pour mettre vos hypothèses à l’épreuve
Prenons l’exemple d’une petite entreprise alimentaire prévoyant de produire 5000 unités avec une durée de conservation de sept mois. L’IA a suggéré des tactiques marketing, mais a surtout signalé un risque réel: un inventaire trop volumineux trop rapidement. Cette information était plus importante que n’importe quelle liste de promotions.
À partir de là, vous pouvez poser de meilleures questions de suivi: « Si nous visons 10 magasins d’ici le sixième mois, à quoi devraient ressembler les deux premiers mois? Combien d’échantillons? Combien de visites chez les détaillants? Quelles ventes pouvons-nous espérer?».
C’est ainsi que l’IA devient utile: en testant vos hypothèses et en vous aidant à approfondir les détails. Cela permet de bâtir des prévisions de ventes réalistes, une section cruciale et souvent négligée du plan d’affaires.
S’approprier la stratégie
Un plan d’affaires solide repose sur la clarté, les contraintes et les preuves. L’IA soutient ce travail, mais ne le remplace pas. Si vous copiez-collez directement une réponse générée par l’IA dans votre plan, vous vous y prenez probablement mal. Utilisez l’IA pour affiner vos questions et défier votre logique. Considérez-la comme un.e adjoint.e intelligent.e, pas comme l’auteur.trice.
Éventuellement, vous devrez présenter ce plan à une personne réelle. Un prêteur. Une personne de Futurpreneur. Peut-être moi. On vous demandera: Pourquoi ce marché? Pourquoi ce prix? Pourquoi ce canal? Comment allez-vous exécuter le tout?
Si les mots de votre plan sont ceux de l’IA et non les vôtres, cela se sentira immédiatement. Vous peinerez à expliquer vos choix et votre crédibilité s’effritera rapidement.
Il n’y a aucune honte à dire « Je ne le sais pas encore ». Le vrai risque est de prétendre le contraire. Utilisez l’IA pour réfléchir plus clairement, pas pour paraître plus impressionnante. Votre objectif n’est pas de produire un document poli, mais de pouvoir assumer chaque ligne qui s’y trouve.
Dominik Loncar est accompagnateur en entrepreneuriat chez Futurpreneur. Au cours de la dernière décennie, il a mis à profit ses compétences pratiques et son expertise acquises en bâtissant trois entreprises et en gérant sa propre entreprise à vocation sociale pour guider de jeunes entrepreneur.e.s. Dominik croit que devenir entrepreneur.e est un changement d’identité transformateur et il a travaillé avec plus de 200 jeunes entrepreneur.e.s pour lancer des entreprises à vocation sociale et des entreprises traditionnelles et basées sur l’innovation dans une multitude d’industries.
Prêt.e à lancer votre entreprise avec confiance ? Futurpreneur offre du financement, du mentorat et des ressources pour vous aider à atteindre vos objectifs. Commencez dès aujourd’hui en explorant notre Rédacteur de plan d’affaires et inscrivez-vous à un atelier Cap sur mes affaires, comme Cap sur mon plan d’affaires, pour peaufiner votre stratégie.
Futurpreneur relève un nouveau défi local: les leçons inspirantes de la première édition francophone de l’accélérateur de croissance à Montréal
Pendant le Mois de la PME l’an dernier, la vibrante métropole de Montréal a accueilli la culmination de la toute première édition francophone de l’Accélérateur croissance de Futurpreneur. Ce fut un moment inspirant et dynamisant!
Cet événement de deux jours a réuni 15 entrepreneur.e.s de la francophonie, prêt.e.s à transformer leurs aspirations en succès durable. Il s’est conclu par une compétition de présentations tenue à la Banque Nationale du Canada (BNC), où le duo inspirant, Arold Ramboasalama et Cécile Dijoux, cofondateur.rice.s de l’entreprise OR NOIR de Madagascar, a conquis le jury et remporté le grand prix de 10 000 $ !
Au-delà des présentations et des poignées de main, c’était un véritable bouillonnement d’apprentissage qui a marqué les esprits. Les participant.e.s sont reparti.e.s avec des outils concrets, des stratégies affûtées, une confiance renouvelée et un réseau solide.
Vous vous demandez ce que cet accélérateur unique apporte concrètement ? Embarquez avec nous pour découvrir les leçons clés de cette expérience intensive, et surtout, l’immense valeur que Futurpreneur offre à celleux qui bâtissent l’économie de demain.
Le programme : un engagement envers l’entrepreneuriat francophone
Grâce au soutien financier du ministère de la Langue française du Québec (MLF) et dans le cadre du programme d’appui à la francophonie canadienne, Futurpreneur a construit ce programme de croissance en partenariat avec la Banque Nationale du Canada, en pensant spécifiquement aux besoins des entrepreneur.e.s francophones, acadien.ne.s et québécois.e.s de tout le pays. C’est une initiative conçue exclusivement en français pour s’assurer que chaque participant.e s’approprie pleinement les concepts de croissance.
De plus, nous avons activement mobilisé nos partenaires de la Francophonie, comme le Réseau de Développement É conomique et d’Employabilité (RDÉE Canada), la Société de développement économique de la Colombie-Britannique (SDECB), le RDÉE Nouveau-Brunswick, la Société Économique de l’Ontario (SÉO), et la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA). Ces organismes ont été cruciaux pour identifier ces jeunes talents et rendre ce programme possible.
Le programme d’accélération a commencé il y a quelques mois avec un accompagnement sur mesure reconnaissant les besoins uniques de nos entrepreneur.e.s, pour leur permettre de saisir les meilleures opportunités des marchés francophones et au-delà. Pour cela, iels ont traversé un parcours d’apprentissage intensif misant sur le développement de leur réseau et la croissance d’entreprise à travers six ateliers virtuels animés par des expert.e.s reconnu.e.s dans les domaines du marketing, des opérations, de la finance et du développement personnel et professionnel. Ce parcours s’est conclu à Montréal en octobre dernier avec un événement de deux jours, culminant en un concours de présentation stratégique à la BNC, qui a couronné les gagnant.e.s avec le grand prix de 10 000 $!
Le concours : un pilier de la croissance et un moment fort à la Banque Nationale
Pour propulser l’avenir des 15 petites entreprises en démarrage présentes à Montréal, nous avons consacré deux journées intensives à plonger au cœur de leurs stratégies, leur positionnement et la vision de leur projet.
Pendant la première journée, nos entrepreneur.e.s se sont concentré.e.s sur les enjeux de l’économie francophone et l’importance de communiquer avec impact et authenticité. Iels ont aussi affiné leur présentation pour tenter de gagner le concours et ont même présenté leurs projets et prototypes aux partenaires de Futurpreneur. Le lendemain, iels ont démontré leur engagement à travers leur participation à une intense compétition tenue à la Banque Nationale du Canada.
Vision d’expert : un message motivant pour stimuler la croissance
Pendant la deuxième journée, les participant.e.s ont aussi eu l’opportunité d’écouter les conseils d’Étienne Crevier, Fondateur d’Entourage Investment Inc et directeur du Conseil d’administration de Futurpreneur, avant de passer au concours devant le jury. Crevier a souligné l’importance de savoir bien expliquer sa vision, en revenant sur ses débuts. Il a aussi rappelé qu’il est temps de démystifier les concepts qui freinent les entrepreneur.e.s, comme l’impression que leur idée soit banale ou que ça prend des tonnes de financement pour partir. « Face au doute, vous devez faire taire le syndrome de l’imposteur et partager le risque en vous entourant de la bonne équipe », déclare Crevier. Quand l’un.e des entrepreneur.e.s lui a demandé comment on peut gérer la pression qui vient des risques de prendre des prêts, il a été clair : « les banques et les organismes comme Futurpreneur n’ont pas la mission de mettre les gens en faillite, et prendre un prêt, ça prouve surtout qu’on est déterminé.e.s ». C’est le genre de conseils en or qui permet aux jeunes de foncer, d’utiliser les ressources mises à leur disposition et de bâtir les succès de demain.
Leçons pour l’avenir : un regard neuf sur la croissance francophone à long terme
Quelques moments avant l’annonce des gagnant.e.s, nous avons recueilli les impressions des participant.e.s pour souligner ce qu’iels ont retenu de cette édition.
Le commerce interprovincial comme nouvelle frontière du succès commercial
Le commerce interprovincial est revenu comme l’élément phare sur lequel tous les participant.e.s se sont accordé.e.s. « Le conseil le plus précieux que j’ai reçu tout au long du programme, c’est celui de Mona-Lisa Prosper, directrice sénior, mobilisation de communautés à Futurpreneur. Elle nous a recommandé de ne pas se limiter l’esprit ou la façon de penser; de ne pas hésiter à voir aussi plus profondément, et qu’il ne faut pas aller uniquement vers le côté anglophone pour faire des affaires. Aller dans d’autres provinces, c’est possible, du moment où l’on se connecte avec les gens ou les organismes localement pour apprendre comment cette province fonctionne et de la considérer comme un nouveau pays ou un nouveau marché. » souligne Ingrid Broussillon, fondatrice de The WoW Culture de Vancouver, C.-B., et participante à l’accélérateur de croissance.
La communication stratégique et les clés pour persuader les investisseur.e.s
Plusieurs participant.e.s ont aussi acclamé la valeur de travailler sur leur présentation et d’apprendre comment persuader des investisseur.e.s. « Grâce à l’accélérateur de croissance, j’ai développé une présentation, je n’en avais pas avant. Maintenant je peux identifier les éléments clés de mon entreprise qui valent la peine d’être mis à l’avant; je connais mieux les points qui peuvent persuader les investisseur.e.s et ce qui suscite leur confiance. Je comprends mieux aussi comment anticiper les effets de l’aide des investisseur.e.s à long terme », affirme Louis-Philippe Allard-Bergeron, fondateur du Centre Hub Créatif à Rivière-Éternité, QC, et l’un des quatre finalistes.
L’audace et le réseau pour propulser l’entrepreneuriat francophone
Ben Liegey, fondateur de Meilleure Table de Vancouver, C.-B., et l’un des quatre finalistes, a ajouté que l’accélérateur de croissance l’a aidé à clarifier et affiner la vision de son entreprise à long terme. « Cet événement m’a permis de comprendre que je dois être plus rigoureux en termes d’analyse financière et flux de trésorerie mensuellement. Je suis très reconnaissant aussi pour le réseautage avec des entrepreneur.e.s à travers tout le pays. C’est ce qui m’a attiré vers le programme, car c’est très important en tant qu’entrepreneur.e.s de développer ses relations. J’ai constaté qu’on partage différents défis et différents objectifs. Mais finalement, on partage beaucoup plus qu’on a de différences. C’était très enrichissant. »
Cette première édition francophone à Montréal confirme l’immense potentiel et la force du réseau d’entrepreneur.e.s francophones d’ici. L’heure est à l’audace, à la connexion interprovinciale et au courage d’aller de l’avant pour concrétiser cette vision.
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