Quel est votre archétype entrepreneurial?

Qu’est-ce qui pousse certain.e.s entrepreneur.e.s à bâtir leur entreprise autour d’une mission sociale, alors que d’autres carburent à l’innovation, à la liberté ou à la maîtrise d’un métier? 


Après des années à accompagner des entrepreneur.e.s, j’ai remarqué que certaines motivations revenaient souvent chez les personnes qui décident de bâtir une entreprise. Il ne s’agit pas de types de personnalité ni d’une façon de mesurer les compétences en affaires. Ce sont plutôt des archétypes entrepreneuriaux: des motivations fondamentales qui influencent notre façon de bâtir une entreprise, de prendre des décisions et de définir la réussite. 

Bien comprendre votre archétype vous aide à cerner ce qui vous stimule, les contextes où vous êtes le plus efficace et les pièges qui vous guettent. 

Parcourez les sept archétypes ci-dessous et repérez celui qui vous rejoint le plus, puis choisissez-en un deuxième. La plupart des entrepreneur.e.s combinent ces deux archétypes. 

Le but n’est pas de vous coller une étiquette. Il s’agit plutôt de comprendre ce qui vous anime et de développer les compétences qui ne vous viennent pas forcément naturellement. Que vous lanciez une entreprise au Canada ou que vous réfléchissiez à votre prochaine étape de croissance, cette connaissance de vous-même peut vous aider à prendre des décisions plus éclairées. 

Archétype 1: l’entrepreneur.e animé.e par une mission 

Moteur principal: la cause, l’impact et le sens. 

Justice sociale, protection de l’environnement, développement des communautés, soutien aux artistes: une cause vous porte. Vous vous sentez profondément responsable de faire bouger les choses, et l’entreprise que vous bâtissez place cette mission au premier plan. 

Votre superpouvoir: un engagement indéfectible envers votre cause. Vous gardez le cap quand les autres se lassent. 

Votre angle mort: la cause peut vous faire perdre de vue vos liquidités. La passion prend le dessus sur le sens pratique. Vous risquez de fixer vos prix trop bas, de donner trop de votre temps ou de négliger le suivi de vos finances, parce que l’argent vous semble étranger à votre mission. 

Conseil de croissance: voyez l’argent comme un outil au service de votre mission, et non comme une entorse à vos valeurs. Prenez de bonnes habitudes financières: des prix justes, un suivi de vos profits et une vision à long terme. 

Posez-vous régulièrement la question: Est-ce que ma mission tient la route sur le plan des affaires?

Archétype 2: l’artiste ou l’inventeur.rice 

Moteur principal: l’originalité, l’expression de soi et l’innovation. 

La créativité vous attire: vous voulez donner vie à des idées uniques, voire révolutionnaires. De la technologie à l’alimentation, tous les secteurs comptent des artistes et des inventeur.rice.s qui repoussent les limites en imaginant de nouveaux produits, concepts et modèles. 

Votre superpouvoir: vous créez ce qui n’existe pas encore. Vous voyez des possibilités qui échappent aux autres. 

Votre angle mort: vous pouvez finir par croire que « personne ne comprend ». Vos idées restent alors abstraites, inachevées ou trop éloignées de ce dont votre clientèle a besoin. 

Conseil de croissance: créer, c’est une chose. Rendre ses idées claires et accessibles en est une autre. Testez tôt, expliquez simplement et allez chercher des commentaires. 

Demandez-vous: Comment puis-je rendre cette idée utilisable, et pas seulement originale? 

Archétype 3: l’entrepreneur.e à l’affût 

Moteur principal: le sens du moment, l’élan et l’occasion. 

C’est l’archétype qui vient spontanément en tête quand on imagine un.e entrepreneur.e. Si vous vous y reconnaissez, c’est que vous repérez les créneaux inexploités, que vous voyez venir les tendances et que vous sentez le moment propice pour lancer une nouvelle idée. 

Votre superpouvoir: vous voyez vite les occasions et vous passez à l’action sans hésiter. Vous réagissez rapidement aux signaux du marché. 

Votre angle mort: la course aux occasions peut devenir un réflexe difficile à freiner. Vous risquez de foncer trop vite, de vous éparpiller ou d’abandonner vos idées avant qu’elles arrivent à maturité. 

Conseil de croissance: toutes les occasions ne méritent pas votre attention. Faites preuve de rigueur pour mener vos projets à terme. On l’emporte souvent en tenant plus longtemps que les autres, pas seulement en démarrant plus vite. 

Demandez-vous: Est-ce que cette occasion s’inscrit dans une vision plus large, ou est-ce qu’elle m’emballe, tout simplement?  

Archétype 4: l’entrepreneur.e en quête de liberté 

Moteur principal: l’autonomie, la souplesse et la qualité de vie. 

Vous voulez bâtir une entreprise qui soutient la vie que vous souhaitez mener, que cela passe par un horaire souple, du télétravail, des voyages, du temps en famille ou simplement plus d’autonomie. 

Votre superpouvoir: vous adaptez votre façon de travailler à la vie que vous voulez mener, et non l’inverse. Vous avez de la souplesse et de la débrouillardise. 

Votre angle mort: vous pouvez vous installer dans un équilibre confortable, avec assez de revenus pour soutenir votre train de vie, mais pas assez de structure pour tenir le coup à long terme. À force de protéger votre liberté, vous fermez parfois des portes sans vous en rendre compte. 

Conseil de croissance: demandez-vous ce que vous pourriez simplifier dans vos engagements, vos projets ou votre façon de servir votre clientèle afin de vous concentrer sur l’essentiel. Les entreprises bâties autour d’un mode de vie ont aussi leurs limites, et les dépasser peut vouloir dire renoncer à une partie de la liberté qui vous a donné envie de vous lancer. Faites ce choix en toute connaissance de cause, plutôt que de vous y laisser glisser. 

Posez-vous la question: Suis-je en train de bâtir le mode de vie que je veux, ou de m’imposer un fardeau plus lourd?

Archétype 5: le.la collaborateur.rice 

Moteur principal: le lien humain, la cocréation et la réussite partagée. 

Vous vous épanouissez lorsque la propriété est partagée et que les idées se construisent en partenariat. Cofondateur.rice.s, coentreprises, collectifs et modèles ancrés dans la communauté sont les contextes où vous donnez le meilleur de vous-même. 

Votre superpouvoir: vous faites ressortir le meilleur des autres. Autour de vous, la confiance s’installe, les talents se complètent et le groupe avance ensemble. 

Votre angle mort: vous faites parfois confiance trop vite, ou vous hésitez à faire valoir votre point de vue. Résultat: des rôles mal définis, une contribution inégale ou une responsabilité partagée qui devient floue. 

Conseil de croissance: une collaboration solide repose sur des balises claires. Dès le départ, définissez les rôles et les attentes, et déterminez qui tranche en cas de désaccord. Mieux vaut s’entendre sur la direction à prendre que de préserver l’harmonie à tout prix. 

Exercez-vous à dire: Voici ce dont j’ai besoin, et voici ce que j’apporte au projet. 

Archétype 6: le.la bâtisseur.euse de systèmes 

Moteur principal: l’expansion, la structure et l’efficacité. 

Vous voulez une entreprise qui fonctionne grâce à des systèmes et à des processus bien rodés, que cela passe par un entonnoir de vente, un modèle de franchise ou un modèle prêt à prendre de l’expansion. Votre but: bâtir une entreprise qui fonctionnera un jour sans votre présence constante. 

Votre superpouvoir: vous mettez de l’ordre dans le chaos. Vous créez des processus, des systèmes et des structures qui permettent à une entreprise de croître de façon efficace et constante. 

Votre angle mort: vous risquez de tout structurer trop tôt, en bâtissant des systèmes complexes avant d’avoir validé la demande, ou de perdre de vue le côté humain de l’entreprise. 

Conseil de croissance: il faut avancer dans le bon ordre. Validez d’abord, systématisez ensuite. Et gardez le contact direct avec votre clientèle bien après le moment où vous vous croyez prêt.e à passer à autre chose. 

Posez-vous la question: Est-ce que je règle un vrai problème ou est-ce que je peaufine un système?

Archétype 7: l’expert.e 

Moteur principal: l’excellence dans son domaine, la crédibilité et la profondeur du savoir. 

Après des années à développer votre expertise, vous êtes prêt.e à la transformer en entreprise. Vous voulez transmettre ce que vous avez appris, résoudre de vrais problèmes et être rémunéré.e à la juste valeur de votre travail. 

Votre superpouvoir: vos connaissances approfondies et votre savoir-faire créent une valeur réelle. Les gens font confiance à votre expertise. 

Votre angle mort: vous misez parfois trop sur votre métier et pas assez sur la visibilité, la vente ou la croissance. Le réflexe « si je suis assez bon.ne, la clientèle viendra » finit par vous freiner en silence. 

Conseil de croissance: l’expertise ne crée pas les occasions à elle seule; la visibilité, oui. Prenez l’habitude de partager ce que vous savez: enseignez, publiez, prenez la parole et contribuez. 

Posez-vous la question: Si personne ne connaît ma valeur, est-ce qu’elle compte vraiment?

Un seul archétype raconte rarement toute l’histoire 

La plupart des entrepreneur.e.s n’entrent pas parfaitement dans une seule catégorie. Vous pouvez être un.e artiste animé.e par une mission, un.e expert.e doublé.e d’un.e collaborateur.rice ou un.e entrepreneur.e en quête de liberté qui a aussi une solide fibre de bâtisseur.euse de systèmes. 

L’important n’est pas de trouver la catégorie parfaite, mais de reconnaître les forces qui influencent constamment vos décisions — pour bâtir avec plus d’intention une entreprise qui vous ressemble et éviter les pièges qui vous retiennent. 

La réussite ne consiste pas à devenir un autre type d’entrepreneur.e, mais à mieux comprendre celui ou celle que vous êtes déjà. 


Dominik Loncar est accompagnateur en entrepreneuriat chez Futurpreneur. Au cours de la dernière décennie, il s’est appuyé sur l’expérience acquise en bâtissant trois entreprises et en dirigeant sa propre entreprise à vocation sociale pour accompagner de jeunes entrepreneur.e.s. Dominik croit que devenir entrepreneur.e transforme profondément la façon de se définir, et il a accompagné plus de 200 jeunes entrepreneur.e.s dans le lancement d’entreprises à vocation sociale ainsi que d’entreprises traditionnelles et axées sur l’innovation dans une multitude de secteurs. 

Prêt.e à franchir votre prochaine étape entrepreneuriale? Si vous êtes un.e entrepreneur.e qui souhaite mettre ses idées à l’épreuve et bâtir en toute confiance, Futurpreneur vous offre du financement souple, du mentorat de spécialistes et des ressources pour vous accompagner. Cliquez ici pour en apprendre plus et lancez-vous dès aujourd’hui.

L’histoire de Champ2Champ, à Calgary: comment Yaryna Motovylina, nouvelle arrivante, est devenue distributrice exclusive d’Adidas Karate au Canada 

Pour Yaryna Motovylina, le karaté a toujours été bien plus qu’un sport. C’est un mode de vie. Après avoir bâti un réseau de clubs de karaté en Ukraine, elle et son mari ont apporté cette passion à Calgary, où ils ont fondé Champ2Champ Equipment Inc., aujourd’hui distributeur officiel et exclusif d’Adidas Karate au Canada. Yaryna nous a raconté comment elle et son mari ont transformé leur amour du karaté en deux entreprises étroitement liées, et pourquoi elle croit que le Canada est un pays où chaque rêve peut prendre forme. 


1. Parlez-nous de vous et de votre expérience comme entrepreneure nouvellement arrivée au Canada. 

Je suis arrivée au Canada il y a quatre ans. En Ukraine, nous avions déjà une entreprise prospère, soit un réseau de clubs de karaté. Nous avons donc décidé de mettre aussi notre expérience et nos connaissances à profit ici. Dès notre première année, nous avons ouvert notre première entreprise, le Champion Karate Club, à Calgary, en Alberta. Un an plus tard, nous avons lancé une autre entreprise, Champ2Champ Equipment Inc.

Cette première année a été extrêmement exigeante. L’immigration, la naissance de notre enfant et le lancement d’une nouvelle entreprise sont arrivés en même temps, dans un environnement anglophone. Mais mon mari et moi avons toujours eu une forte envie de créer quelque chose de significatif et d’ambitieux. C’est cet état d’esprit qui nous a poussés à continuer d’avancer.

2. Parlez-nous de votre entreprise, de ses débuts, ainsi que de votre mission et de votre vision.

Comme nos deux entreprises sont très étroitement liées, j’aimerais vous parler un peu des deux. Mon mari, Yevhen Motovylin, est champion du monde de karaté. En Ukraine, nous avions déjà un réseau de clubs de karaté. Alors, quand nous sommes arrivés au Canada, nous n’avons jamais vraiment eu à nous demander ce que nous voulions faire ici. Pour nous, un club de karaté est bien plus qu’une entreprise; il est au cœur de tout ce que nous faisons. Mon mari est non seulement entraîneur, mais aussi mentor. En fait, au fil des nombreuses années que nos athlètes consacrent à l’obtention de leur ceinture noire, une véritable famille se crée. C’est l’une des belles choses du karaté. En plus d’offrir des événements communautaires gratuits et des activités pour les enfants, nous organisons aussi des compétitions, des camps d’été et un programme de formation complet qui aide les élèves à grandir, autant physiquement que mentalement.

L’idée de Champ2Champ est venue plus tard, lorsque nous avons commencé à acheter de l’équipement pour nos élèves et que nous avons vu une occasion de créer une autre entreprise. Les fournisseurs locaux d’équipement demandaient souvent des prix élevés et avaient des systèmes de commande peu pratiques. Nous avons donc voulu offrir plus de variété et d’accessibilité sur le marché en nous associant à une marque mondiale forte comme Adidas. C’est ainsi que nous sommes devenus le distributeur officiel et exclusif d’Adidas Karate au Canada. Notre mission se reflète directement dans notre nom, Champion to Champion: transmettre notre expertise, nos connaissances et de l’équipement haut de gamme à la prochaine génération de champion.ne.s.

3. Qu’est-ce qui vous a inspirée à lancer votre propre entreprise au Canada?

Je pense que toute personne qui a vécu le parcours entrepreneurial ne peut jamais vraiment s’en éloigner. Le sentiment de bâtir quelque chose qui nous appartient et de créer des occasions pour les autres est incomparable.

Oui, c’est parfois difficile, et chaque entrepreneur.e fait face à des défis et à de l’épuisement à un moment ou à un autre. Mais le sentiment de liberté et de possibilités que l’entrepreneuriat nous apporte en vaut vraiment la peine.

4. Quelles sont vos plus grandes réussites depuis le lancement de votre entreprise?

Mes plus grandes réussites, ce sont les personnes avec qui je travaille. En affaires, il y a des hauts et des bas, mais les personnes qui entrent dans notre vie grâce à ce parcours deviennent ce qu’il y a de plus motivant et inspirant.

5. Comment Futurpreneur a-t-il soutenu votre parcours entrepreneurial?

Je suis très reconnaissante envers le programme de m’avoir donné l’occasion de travailler avec une mentore et d’apprendre d’une personne qui avait déjà parcouru ce chemin avant moi, avec ses réussites comme ses revers. J’apprécie aussi beaucoup l’accès aux ressources, au matériel éducatif et aux séances en ligne avec des professionnel.le.s de différents domaines.

Et bien sûr, il y a des événements comme l’Accélérateur de croissance, où nous avons rencontré 20 entrepreneur.e.s à la fois très différent.e.s et pourtant si semblables.

6. Quel conseil donneriez-vous aux entrepreneur.e.s nouvellement arrivé.e.s qui lancent leur entreprise au Canada?

N’ayez absolument peur de rien. Je crois sincèrement que le Canada est un pays où l’on peut bâtir l’entreprise de ses rêves. Ici, presque tout est possible si l’on est prêt.e à continuer d’y travailler.

Il existe une quantité incroyable de soutien, de ressources et de personnes prêtes à vous aider tout au long du parcours. Et comme Adidas aime nous le rappeler, « Impossible Is Nothing ».

7. Quelle est la chose la plus importante que vous avez apprise sur vous-même comme entrepreneure?

J’ai appris que je suis beaucoup plus forte et résiliente que je ne le pensais. L’entrepreneuriat nous apprend à nous adapter rapidement, à prendre des décisions sous pression et à continuer d’avancer même lorsque les choses semblent incertaines.

J’ai aussi appris que j’aime profondément créer et faire grandir des choses, non seulement des entreprises, mais aussi des communautés, des occasions et des environnements où d’autres personnes peuvent aussi s’épanouir.


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De nouvel arrivant à fondateur: comment Han Yue a créé OHME! Foods à Vancouver

OHME! Foods transforme les collations aux fruits traditionnelles en une expérience aussi croquante que savoureuse. Fondée à Vancouver, en Colombie-Britannique, l’entreprise crée des bouchées lyophilisées colorées et irrésistibles à partir de fruits mûrs choisis avec soin. Nous avons rencontré son cofondateur Han Yue. Il nous parle de son parcours de nouvel arrivant, ainsi que de la vision et des valeurs derrière une marque qui se fait une place sur les tablettes partout au Canada.


1. Parlez-nous de vous et de votre expérience comme entrepreneur nouvellement arrivé au Canada. 

Je m’appelle Han et je suis cofondateur d’OHME! Foods Inc., une entreprise de Vancouver spécialisée dans les fruits et les collations lyophilisés. Je suis arrivé au Canada en 2012 pour étudier en sciences de l’information sur la santé à l’Université de Victoria. Ce qui devait être une expérience d’études internationales est devenu le point de départ d’une nouvelle vie. Après mes études, j’ai travaillé à temps plein dans le secteur des technologies de l’information en santé avant de me lancer en entrepreneuriat.

Mon parcours de nouvel arrivant m’a donné un point de vue unique. J’ai appris à m’orienter dans de nouveaux systèmes, à créer des liens de confiance et à continuer d’avancer même lorsque la suite est incertaine. Ces réflexes se sont révélés essentiels lorsque j’ai commencé à bâtir mon entreprise. Je n’avais pas prévu de devenir entrepreneur au Canada, mais, avec le recul, je constate que chaque étape m’y a préparé.

2. Parlez-nous de votre entreprise, de ses débuts, ainsi que de sa mission et de sa vision. 

L’idée d’OHME! est née pendant la pandémie, une période où nous avions pris l’habitude de manger « en pilote automatique ». Nous prenions les mêmes déjeuners et les mêmes collations jour après jour. C’était correct sur le plan nutritionnel, mais le plaisir n’y était plus.

Ma cofondatrice, Jenny, et moi travaillions dans le domaine de la santé. Nous savions ce que signifiait bien manger, mais cela ne se traduisait pas toujours par des choix agréables ou réfléchis. Cette contradiction nous a intrigués et nous a menés à faire nos premières expériences avec les fruits lyophilisés: des fruits cueillis à maturité, puis séchés selon un procédé qui conserve leur saveur et leurs nutriments, pour en faire une collation croquante et amusante à manger.

Le goût de ces collations nous plaisait, mais l’image de celles qu’on trouvait sur les tablettes nous convainquait beaucoup moins. Leur présentation nous semblait dépassée, comme si elles n’étaient pas adaptées au quotidien des gens. C’est ainsi que nous avons créé un produit que nous aurions voulu acheter nous-mêmes. De nos premiers essais en cuisine sont venus les marchés publics, les commandes à préparer tard le soir et cette réaction qui revenait sans cesse: « Hé… mais c’est vraiment bon, ça! » C’est cette réaction qui donne tout son sens à OHME!

Notre mission est de simplifier le choix d’une collation santé, pour qu’il se fasse sans culpabilité, sans casse-tête et sans compromis sur le goût. À long terme, nous voulons faire partie du quotidien des foyers canadiens, puis, un jour, de foyers ailleurs dans le monde.

3. Qu’est-ce qui vous a inspiré à lancer votre entreprise au Canada? 

Tout est parti d’un manque que nous vivions nous-mêmes. Jenny et moi faisions attention à notre santé, mais nous ne trouvions pas de collations à la fois nutritives et vraiment bonnes. Nous avons eu envie de combler ce manque nous-mêmes. 

Au Canada, nous avons trouvé un environnement propice à l’entrepreneuriat: des programmes, des réseaux de soutien et une réelle ouverture aux nouvelles idées. Comme personnes nouvellement arrivées au Canada, nous avions aussi envie de faire nos preuves, et c’est cette énergie qui nous a portés du début à aujourd’hui. 

4. Quelles sont vos plus grandes réussites depuis le lancement de votre entreprise? 

Il y a une réussite qui me surprend encore quand je la dis à voix haute: les produits OHME! sont maintenant offerts dans plus de 500 points de vente au Canada. Quand nous préparions nos commandes sur la table de la cuisine, un tel résultat nous aurait semblé impossible.

Avant d’en arriver là, nos réussites étaient plus modestes, mais tout aussi marquantes. Il y a eu notre premier marché public, où des inconnu.e.s ont goûté à nos collations, puis sont revenu.e.s en acheter. Il y a eu la première fois qu’un détaillant a repassé une commande. Et il y a eu, cette année, notre admission au YSpace Food & Beverage Accelerator de l’Université York. Chacun de ces moments a confirmé que nous tenions quelque chose.

Nous vendons aussi en ligne, et notre communauté de client.e.s partout au pays continue de grandir et de revenir.

5. Comment Futurpreneur a-t-il soutenu votre parcours entrepreneurial?

Futurpreneur est arrivé au bon moment. Nous avons investi le financement directement dans les stocks et l’emballage: un travail peu spectaculaire, mais essentiel pour sortir notre produit de l’entrepôt et le placer sur aux tablettes. Sans ce soutien, atteindre notre envergure actuelle aurait pris bien plus de temps.

Et il n’y a pas que le prêt. Notre mentor de Futurpreneur a fait une vraie différence. En affaires, les problèmes arrivent sans prévenir. Avoir quelqu’un d’expérience avec soi, qui pose les bonnes questions et nous aide à garder le cap, c’est inestimable.

6. Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneur.e.s nouvellement arrivé.e.s qui souhaitent lancer leur entreprise au Canada

Il y a trois conseils que je donnerais sans hésiter: 

  • D’abord, explorez les programmes offerts par Futurpreneur, les accélérateurs et les réseaux pour les entrepreneur.e.s nouvellement arrivé.e.s. Se lancer en affaires dans un nouveau pays, c’est exigeant, et ces ressources existent pour vous aider. 
  • Ne sous-estimez pas le fait d’aller à la rencontre des gens. Les marchés publics et les boutiques éphémères nous en ont appris plus sur notre clientèle que n’importe quel tableau de chiffres. Allez sur le terrain le plus tôt possible. 
  • Voyez votre regard de nouvel.le arrivant.e comme un atout. Vous remarquerez souvent des choses que d’autres tiennent pour acquises. C’est souvent de là que viennent les meilleures idées. Misez sur ce qui rend votre point de vue différent. 

7. Quelle est la leçon la plus importante que vous avez apprise sur vous-même comme entrepreneur? 

J’ai découvert que je suis plus résilient que je le pensais. OHME! nous a réservé des imprévus impossibles à anticiper: ruptures d’approvisionnement, casse-têtes logistiques, changements de réglementation et la réalitée moins reluisante d’une jeune entreprise. À chaque fois, la réponse était la même: rester calme, régler le problème devant nous et continuer d’avancer. 

J’ai aussi appris que les moments les plus difficiles sont souvent nos plus grandes leçons. Si c’était à refaire, je choisirais le même parcours. 


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Repenser qui vous êtes: Faire évoluer votre image de soi

La présentation de l’idée

Samad* avait réservé un appel avec moi pour discuter d’une application qui, selon lui, allait transformer son secteur. Il a commencé par présenter son projet. Au fil de la conversation, j’ai constaté que son idée n’en était qu’à ses débuts.

« Alors, mon plan d’affaires ne sert à rien? » a demandé Samad.
« Pas du tout, lui ai-je répondu. Il arrive simplement trop tôt. Tu pourras y revenir quand tu en sauras davantage. »
Je lui ai recommandé d’approfondir son étude de marché, de valider son idée auprès de sa clientèle potentielle et de se donner plus de temps pour la développer.
« Mais mon application va changer la donne, a insisté Samad. Je bouscule toutes les règles. »
« Avant de pouvoir bousculer les règles, il faut les comprendre, lui ai-je dit. Je ne remets pas ta vision en question. Je t’invite à revoir la façon dont tu comptes la concrétiser. »

Samad était profondément investi dans le « faire »: l’argumentaire, l’application et la vision. Il n’avait pas encore réfléchi à l’« être »: l’identité qui donne forme à l’idée.

Faire ou être: pourquoi l’identité entrepreneuriale compte

Beaucoup de personnes qui se lancent en affaires ont hâte de s’attaquer au « faire »: rédiger un plan d’affaires, immatriculer l’entreprise, créer un site Web, et ainsi de suite. Ces tâches sont importantes, mais elles ne représentent qu’une partie du parcours entrepreneurial. Bien des gens négligent toutefois l’« être » derrière la gestion d’une entreprise: l’état d’esprit, les habitudes et la perspective qui orientent les décisions, la réaction aux commentaires et la capacité d’adaptation en cours de route.

Les récits populaires sur l’entrepreneuriat mettent souvent en valeur la figure héroïque, hypermotivée et axée sur la culture de la performance à tout prix (consultez mon billet sur le sujet ici). En voici quelques exemples:

  • la personne qui bouleverse les règles; 
  • la personne visionnaire; 
  • la personne qui prend des risques; 
  • la personne qui innove. 

Aucune de ces identités n’est négative ou nuisible en soi. Cependant, bien des entrepreneur.e.s ressentent la pression d’adopter les attentes irréalistes que ces identités sous-entendent.

Par exemple, si vous vous voyez comme une personne qui « bouleverse les règles », vous pourriez ressentir le besoin de combattre « le système » parce qu’« il ne comprend pas votre vision ». Cet état d’esprit peut vous amener à croire que vous n’avez rien à faire « de la façon habituelle », comme préparer des prévisions de trésorerie rigoureuses ou comprendre comment et pourquoi la clientèle achète certains produits. C’est un jeu dangereux dans tout parcours entrepreneurial.

La personne qui veut bouleverser les règles doit bien comprendre le terrain sur lequel elle évolue: une idée révolutionnaire n’est qu’un point de départ. Il faut la mettre à l’épreuve et la valider avant qu’elle puisse devenir une entreprise viable.

Alors, comment mettre une idée à l’épreuve sans perdre la confiance qui l’a inspirée? Au lieu de passer brusquement d’une identité à une autre, essayez de changer de vitesse.

Choisir une identité de transition qui soutient la prochaine étape

Notre identité est en constante évolution. Elle se transforme à mesure que nous grandissons et acquérons de l’expérience.

Au lieu de passer directement de « personne qui suit le statu quo » à « personne qui bouleverse les règles », envisagez des identités intermédiaires, comme les vitesses entre le mode stationnement et la cinquième. Par exemple: personne qui suit le statu quo → personne curieuse qui observe → personne débrouillarde qui teste → personne qui bouleverse les règles.

Les comportements renforcent chaque identité, et chaque identité appelle certains comportements. Une personne curieuse qui observe prend le temps de mieux comprendre son secteur. Une personne débrouillarde qui teste tire le maximum des ressources à sa disposition pour recueillir les commentaires de la clientèle. Elle peut ainsi avancer à faible risque, une composante essentielle de la réussite entrepreneuriale.

Une identité de transition allège la pression de la performance. Vous n’avez pas besoin d’une accroche parfaite, d’une vision grandiose ou d’une idée extraordinaire. Vous n’avez pas à faire semblant d’avoir toutes les réponses. Il vous faut simplement une identité de transition: une façon temporaire de vous voir qui soutient le travail à accomplir à l’étape où vous en êtes.

Pourquoi changer de vitesse fonctionne

Ce sentiment de légèreté n’est pas le fruit du hasard. Il apparaît quand vous cessez d’essayer de rester une version figée de vous-même.

Dans Your Symphony of Selves (La symphonie de nos différents visages), James Fadiman et Jordan Gruber soutiennent que les gens ne se définissent pas par une seule identité. Nous fonctionnons plutôt comme un ensemble dynamique de différentes versions de nous-mêmes, selon les situations.

James Clear avance que le changement devient souvent difficile lorsque notre identité est liée à une croyance ou à un comportement précis. Comme il l’écrit dans Atomic Habits (Un rien peut tout changer : Micro-actions, méga-impact.), « Plus une pensée ou une action est profondément liée à votre identité, plus elle est difficile à changer. » Par exemple, si vous vous identifiez fortement comme une personne qui « bouleverse les règles », vous pourriez être plus réticent.e à modifier les comportements ou les croyances qui renforcent cette identité.

Ce qui est arrivé à Samad

Alors, qu’est-il arrivé à Samad? J’aimerais pouvoir dire qu’il a revu son approche, mais ce n’est pas le cas.

Avez-vous déjà tenté de faire changer quelqu’un d’avis à l’aide de faits, de logique et de preuves, pour constater que cette personne s’accrochait encore plus à ses convictions? Quand nous sommes fortement attachés à une identité, nous écartons les renseignements qui contredisent nos croyances et cherchons ceux qui les confirment.

D’autres entrepreneur.e.s avec qui j’ai travaillé ont adopté une approche plus ouverte. Cela ne veut pas dire qu’un changement d’identité est simple ou facile. Cependant, s’y ouvrir est moins spectaculaire qu’on pourrait le croire. Souvent, tout commence par la volonté de dire: « Je ne bouleverse pas encore les règles; pour l’instant, j’observe avec curiosité. » Cette affirmation ne diminue pas l’ambition d’un.e entrepreneur.e. Elle ouvre la porte à l’apprentissage.

Rétrograder avant de passer à la vitesse supérieure

C’est généralement la partie la plus difficile. Rétrograder ne donne pas toujours l’impression d’avancer, parce que cela ressemble à un aveu d’erreur. En réalité, cette étape procure la lucidité et la stabilité nécessaires pour aller de l’avant.

Si l’identité que vous avez choisie vous semble trop lourde à porter, essayez de nommer la vitesse qui la précède. Au lieu de vous définir comme « fondateur.rice », vous pourriez être « une personne qui met une idée à l’essai ». Observez ce que cette identité de transition vous permet de faire.

Votre image de soi n’est pas une destination. Elle peut évoluer à mesure que vous apprenez, testez et progressez. Donnez-vous la permission de passer à la vitesse supérieure ou de rétrograder, selon ce qui vous aidera à franchir la prochaine étape porteuse de sens de votre parcours entrepreneurial.

*Le nom a été modifié afin de préserver la confidentialité.

Dominik Loncar est accompagnateur en entrepreneuriat chez Futurpreneur. Au cours de la dernière décennie, il a mis à profit ses compétences pratiques et son expertise acquises en bâtissant trois entreprises et en gérant sa propre entreprise à vocation sociale pour guider de jeunes entrepreneur.e.s. Dominik croit que devenir entrepreneur.e est un changement d’identité transformateur et il a travaillé avec plus de 200 jeunes entrepreneur.e.s pour lancer des entreprises à vocation sociale et des entreprises traditionnelles et innovantes dans une multitude d’industries.

Prêt.e à évoluer vers votre prochaine identité? Si vous êtes un.e entrepreneur.e qui souhaite mettre ses idées à l’épreuve et bâtir en toute confiance, Futurpreneur vous offre du financement flexible, du mentorat expert et des ressources pour vous accompagner. En savoir plus et lancez-vous dès aujourd’hui.

Toronto accueille des leaders de l’entrepreneuriat jeunesse avant le Sommet du G20 YEA 2026

En juillet, Toronto a été au cœur des discussions sur les partenariats internationaux et les occasions de croissance à l’échelle mondiale alors que des leaders internationaux.les se sont réuni.e.s à l’occasion de l’Assemblée des dirigeant.e.s de l’Alliance des jeunes entrepreneur.e.s du G20 (G20 Young Entrepreneurs Alliance, ou G20 YEA). Présentée par Futurpreneur, l’Assemblée a rassemblé des délégué.e.s du monde entier pour renforcer les liens, échanger des idées et soutenir l’avenir de l’entrepreneuriat des jeunes.

La G20 YEA est un réseau mondial qui représente plus de 500 000 jeunes entrepreneur.e.s et les organisations qui les soutiennent. Fier membre fondateur de l’Alliance, Futurpreneur porte l’entrepreneuriat canadien sur la scène mondiale et collabore avec des partenaires internationaux pour faire progresser les politiques et les initiatives qui aident les jeunes entrepreneur.e.s à réussir.

Chaque année, avant le Sommet des dirigeant.e.s du G20, la G20 YEA réunit des centaines de jeunes entrepreneur.e.s du monde entier à l’occasion du Sommet du G20 YEA afin de faire de l’entrepreneuriat jeunesse un moteur de croissance économique, d’innovation et de changement social. Présenté par YES for Europe, le Sommet de cette année se tiendra à Vienne, en Autriche, du 16 au 18 septembre. Il réunira la relève entrepreneuriale internationale pour favoriser les occasions de commerce international, échanger des idées, relever des défis communs et formuler des recommandations qui contribuent à la réussite entrepreneuriale à l’échelle mondiale. Pour rencontrer les délégué.e.s qui représentent le Canada au Sommet de cette année, cliquez ici.

Dans le cadre des préparatifs pour Vienne, Futurpreneur a eu l’honneur d’accueillir l’Assemblée des dirigeant.e.s de la G20 YEA, rassemblant des leaders du Brésil, de la Chine, de l’Allemagne, de l’Union européenne, du Japon, du Mexique et du Royaume-Uni pour quatre jours de collaboration, de planification et de partage des connaissances.

Tout au long de l’Assemblée, les président.e.s et les sherpas ont participé à des séances de travail, à des activités de réseautage et à des discussions axées sur l’entrepreneuriat, l’innovation, la croissance internationale et les possibilités économiques.

La semaine a débuté par un appel avec Shawn Steil, sous-sherpa du G7 et du G20 et directeur des sommets du G7 et du G20 à Affaires mondiales Canada. Il a présenté son point de vue sur les dynamiques actuelles entourant les prochains sommets et a fourni des recommandations pour accroître la portée de notre expertise. L’appel a été suivi d’une table ronde interactive sur les perspectives mondiales en matière d’entrepreneuriat jeunesse et de croissance économique, réunissant la Ministre Associée des Petites Entreprises de l’Ontario, Nina Tangri, et des leaders de l’écosystème, soit Karen Greve Young, Cheffe de la direction de Futurpreneur, Miryam Lazarte, Cheffe de la Direction de Global Startups, et Steven Wang, Chef de la Direction de Venture for Canada.

Tout au long de la semaine, une question centrale s’est imposée: comment les écosystèmes entrepreneuriaux peuvent-ils mieux accompagner les jeunes fondateur.rice.s dans une économie mondiale de plus en plus complexe et en constante évolution? Les échanges ont exploré sur la diversification commerciale, l’expansion des marchés, l’attraction des investissements et les ressources dont les jeunes entrepreneur.e.s ont besoin pour croître au-delà de leur marché d’origine. Ils ont aussi réaffirmé l’importance de la collaboration entre les gouvernements, les organisations de soutien à l’entrepreneuriat et les entrepreneur.e.s afin de créer de nouvelles possibilités d’innovation et de croissance.

L’Assemblée a aussi permis de mettre en valeur le dynamisme de l’écosystème entrepreneurial de l’Ontario. Le 22 juillet, accompagnés des représentants Eric Chou et Mark Rupcic de Niagara Region Economic Development, les leaders ont visité l’Université Brock, dans la région de Niagara, où ils ont rencontré Forzana Crocco, Directrice Générale, et Tamara Jensen, Gestionnaire du Programme d’Entrepreneuriat de Brock LINC, un centre d’innovation et d’entrepreneuriat qui soutient la commercialisation de la recherche, le développement de jeunes entreprises et la collaboration avec l’industrie. Katie Poissant-Paul, Directrice du Marketing et des Opérations à Innovate Niagara, a également offert une présentation au groupe.

Les leaders ont aussi visité le Niagara Falls Innovation Hub, où ils et elles ont été accueillis par son Chef de la Direction, Dan Bordenave. Cette visite leur a permis de découvrir de près les programmes, les ressources et les partenariats qui aident les entrepreneur.e.s à lancer et à faire croître leur entreprise dans la région. La visite a mis en lumière la force de l’écosystème d’innovation de la région de Niagara, tout en offrant aux participant.e.s l’occasion de découvrir l’une des destinations les plus emblématiques du Canada.

Plus important encore, la semaine nous a rappelé que, malgré des léfis et les possibilités qui varient d’un pays à l’autre, les jeunes entrepreneur.e.s du monde entier partagent souvent les mêmes ambitions, soit bâtir des entreprises innovantes, créer des emplois, renforcer leur communauté et générer des retombées positives.

Nous remercions chaleureusement les délégué.e.s, les partenaires, les conférencier.ère.s et les leaders de l’écosystème pour leur temps, leur expertise et leurs réflexions tout au long de la semaine. Alors que les préparatifs se poursuivent en vue du Sommet du G20 YEA 2026 à Vienne, les liens créés et les idées partagées à Toronto ont renforcé l’élan collectif autour des priorités des jeunes entrepreneur.e.s sur la scène mondiale.

Prochain arrêt: Vienne!

Futurpreneur obtient l’accréditation Arc-en-ciel Officiel et renforce son engagement envers l’inclusion

Chez Futurpreneur, nous avons toujours tenus de créer un environnement où les entrepreneur.e.s peuvent s’accomplir en toute authenticité. Aujourd’hui, notre équipe est fière de souligner une étape importante de ce parcours : Futurpreneur est désormais accrédité Arc-en-ciel Officiel.

Administrée par la Chambre de commerce queer du Canada (CCQC), l’accréditation Arc-en-ciel Officiel reconnaît les entreprises et organismes qui répondent à des normes rigoureuses en matière d’inclusion des communautés 2ELGTBQIA+. Elle témoigne d’un engagement concret à créer des milieux plus sécuritaires, accueillants et équitables pour leurs employé.e.s, client.e.s, partenaires et communautés. Pour Futurpreneur, cette réalisation est le fruit de plusieurs années de travail soutenu, d’apprentissage, de collaboration et d’amélioration continue à l’échelle de l’organisation.

Un processus rigoureux fondé sur des actions concrètes

L’Arc-en-ciel Officiel est le programme national d’accréditation du Canada destiné aux entreprises et organismes qui respectent des normes établies en matière d’inclusion des communautés 2ELGTBQIA+. Bien plus qu’un simple exercice ponctuel ou une liste de vérification à remplir, le processus exige un investissement important en temps et en ressources afin d’évaluer de façon approfondie les politiques, les pratiques, l’expérience des employé.e.s, la formation, la gouvernance et la culture organisationnelle. Pour obtenir l’accréditation, les organisations doivent démontrer des progrès tangibles. Elles doivent non seulement repérer les lacunes à combler, mais aussi mettre en œuvre des améliorations et instaurer des mécanismes de responsabilisation favorisant un changement durable.

« Cette accréditation officielle indique non seulement à la population canadienne que nous souhaitons accueillir la communauté avec ouverture, elle démontre clairement que nous avons posé les gestes nécessaires pour offrir un environnement véritablement accueillant! » affirme David Eisnor, directeur régional, développement des affaires, région de l’Atlantique.

Pour Futurpreneur, l’obtention de l’accréditation Arc-en-ciel Officiel reflète un engagement durable à intégrer la diversité, l’inclusion et le sentiment d’appartenance dans ses façons de travailler et d’accompagner les entrepreneur.e.s membres des communautés 2ELGTBQIA+ partout au Canada.

« Obtenir l’accréditation Arc-en-ciel Officiel auprès de la Chambre de commerce queer du Canada reflète notre engagement à bâtir une organisation où chaque entrepreneur.e se sent reconnu.e, valorisé.e et soutenu.e. Cette accréditation renforce notre responsabilité de favoriser un environnement inclusif qui ouvre des voies claires vers la réussite pour toutes et tous, peu importe leur identité ou leur parcours. La représentation compte. En veillant à ce que notre équipe dispose des connaissances, des ressources et de la compréhension nécessaires pour soutenir les entrepreneur.e.s queers dans toute la diversité de leurs réalités, nous faisons plus que lever des obstacles : nous créons des occasions. Il ne s’agit pas d’un moment ponctuel, mais d’un engagement continu. Nous l’avons entrepris avec intention et nous continuerons de le porter dans l’avenir. » — Holly Atjecoutay, responsable de l’impact inclusif et directrice des initiatives destinées aux entrepreneur.e.s autochtones et du nord.

« L’accréditation Arc-en-ciel Officiel permet de combler l’écart entre la volonté d’être inclusif et la mise en pratique de cette volonté, affirme Victoria Wicks, responsable du programme Arc-en-ciel Officiel. Nous agissons comme partenaire de confiance auprès des entreprises, entrepreneur.e.s et organismes qui souhaitent faire progresser l’équité partout au Canada. Bien plus qu’un symbole d’appui, l’accréditation offre un cadre rigoureux de responsabilisation qui aide les organisations à harmoniser leurs politiques et les expériences avec les normes nationales, tout en favorisant des changements concrets et mesurables au sein des communautés qu’elles servent. »

Un parcours amorcé il y a plusieurs années

Le chemin vers l’accréditation a été porté par des membres passionné.e.s de l’équipe de Futurpreneur qui ont fait progresser cette démarche pendant plusieurs années. Qu’il s’agisse de revoir les politiques et les procédures, de renforcer la formation des employé.e.s, de faire progresser les pratiques inclusives ou de recueillir des données organisationnelles probantes, le processus a nécessité la collaboration et l’engagement d’équipes de toute l’organisation.

« Un certificat accroché au mur ne prouve rien. La véritable preuve réside dans le fait que Futurpreneur a consacré plus de trois ans à s’ouvrir volontairement à un examen externe, à corriger les aspects à améliorer et à rassembler les éléments démontrant concrètement son engagement envers l’inclusion. L’accréditation nous a amené.e.s à aller au-delà de la perception que nous avions de nous-mêmes comme organisation pour évaluer si nos politiques et nos pratiques soutenaient réellement, de façon constante, la culture inclusive que nous souhaitions bâtir.» dit Logan Daoust, gestionnaire du développement des affaires, entrepreneur.e.s autochtones.

Leur travail a permis de s’assurer que l’inclusion se reflète autant dans la communication de Futurpreneur que dans ses activités quotidiennes.

Pourquoi l’accréditation Arc-en-ciel Officiel est importante

L’accréditation Arc-en-ciel Officiel témoigne concrètement de l’engagement de Futurpreneur à créer un environnement où chaque personne se sent respectée, accueillie et soutenue. Pour nos employé.e.s, ainsi que pour les entrepreneur.e.s, mentor.e.s, partenaires et membres des communautés avec qui nous collaborons, cette accréditation confirme que l’inclusion fait partie intégrante de notre culture organisationnelle et qu’elle repose sur des actions concrètes. Elle démontre notre volonté de favoriser des espaces inclusifs où chacun.e peut être pleinement soi-même et participer activement à l’écosystème entrepreneurial.

Nous reconnaissons que les jeunes entrepreneur.e.s issu.e.s de groupes sous-représentés se heurtent souvent à des obstacles particuliers dans leur parcours entrepreneurial. Afin de favoriser leur réussite, nous offrons plusieurs programmes animés par des membres de notre équipe possédant une expérience vécue pertinente, notamment des personnes qui s’identifient comme queer. À l’heure actuelle, 10 % des membres de notre équipe s’identifient comme faisant partie des communautés 2ELGTBQIA+, ce qui comprend 12 % de notre équipe de direction et 8 % de notre équipe de haute direction.

Grâce à des initiatives comme le Programme de démarrage pour les entrepreneur.e.s noir.e.s et le Programme de démarrage pour les entrepreneur.e.s autochtones, ainsi qu’à notre soutien continu aux femmes entrepreneures et aux personnes nouvellement arrivées au Canada, nous poursuivons nos efforts pour rendre l’écosystème entrepreneurial plus inclusif et plus accessible. Et nous constatons des progrès concrets.

Entre avril 2025 et mars 2026, 41 % des entreprises soutenues par Futurpreneur étaient dirigées par des femmes, 11 % comptaient des fondateur.rice.s des communautés 2SLGBTQIA+, 15 % comptaient des fondateur.rice.s noir.e.s et 3 % comptaient des fondateur.rice.s autochtones. Grâce à des programmes comme Mon entreprise canadienne et à d’autres formes d’accompagnement adaptées, Futurpreneur aide également les entrepreneur.e.s nouvellement arrivé.e.s au Canada à accéder au financement, au mentorat, aux ressources et aux réseaux dont ils et elles ont besoin pour lancer et développer des entreprises prospères partout au pays.

L’accréditation Arc-en-ciel Officiel renforce notre engagement à faire en sorte que tous et toutes les entrepreneur.e.s, peu importe leur identité ou leur parcours, se sentent les bienvenu.e.s et soutenu.e.s dans leurs interactions avec notre équipe.

Regard vers l’avenir

Alors que Futurpreneur célèbre 30 ans d’engagement auprès des jeunes entrepreneur.e.s, l’accréditation Arc-en-ciel Officiel marque une étape importante dans notre démarche continue visant à bâtir un écosystème entrepreneurial plus inclusif.

Bien que nous soyons fier.ère.s de cette réalisation, nous savons que le travail ne s’arrête pas ici. Nous demeurons déterminés à écouter, apprendre et évoluer afin que nos entrepreneur.e.s, employé.e.s, mentor.e.s et partenaires puissent s’épanouir et réussir.

En continuant de promouvoir l’inclusion et de multiplier les occasions offertes aux communautés sous-représentées, nous pouvons contribuer à bâtir un Canada plus fort, plus innovant et plus prospère pour tout le monde.

Pour en savoir plus sur notre engagement envers la diversité et l’inclusion, consultez cette page.

Au cœur du changement : l’engagement de Futurpreneur envers la résilience économique autochtone

Dans le cadre de notre série continue célébrant le mois national des peuples autochtone, cet article présente les points saillants d’une discussion sur la résilience économique autochtone entre notre cheffe de la direction, Karen Greve Young, et Holly Atjecoutay, responsable de l’impact inclusif et directrice des initiatives destinées aux entrepreneur.e.s autochtones et du nord.

Au sein des communautés autochtones, l’entrepreneuriat s’ancre depuis toujours dans l’innovation, la résilience et le soutien mutuel. Même si les paysages économiques ont évolué au fil du temps, cet esprit fondamental de résilience et de propriété d’entreprise continue de propulser la croissance et le succès des entrepreneur.e.s autochtones d’aujourd’hui.

En ce mois de juin, alors que le Canada célèbre le mois national des peuples autochtone, Futurpreneur met en lumière un récit essentiel : propulser le parcours de jeunes entrepreneur.e.s autochtones prospères qui transforment le paysage entrepreneurial canadien en réaffirmant leur autonomie économique et en privilégiant une représentation authentique plutôt que symbolique.

La réussite au cœur de la résilience

La véritable résilience exige de reconnaître les épreuves persistantes tout en célébrant les victoires actuelles. En traitant des communautés autochtones, la plupart des médias traditionnels s’attardent souvent aux difficultés historiques. À Futurpreneur, nous braquons volontairement les projecteurs sur le moment présent afin de déconstruire les stéréotypes dépassés en célébrant les réussites des fondateur.rice.s autochtones et de leurs entreprises florissantes.

Mettre l’accent sur le succès et la célébration honore la force et la détermination des communautés autochtones tout en donnant à la prochaine génération la confiance nécessaire pour se lancer en affaires. « Nous devons nous concentrer sur l’humain », indique Holly Atjecoutay, responsable de l’impact inclusif et directrice des initiatives destinées aux entrepreneur.e.s autochtones et du nord chez Futurpreneur. « Nous avons accompli des progrès astronomiques. Le fait de souligner ces réussites permet aux jeunes de réaliser que leurs rêves entrepreneuriaux sont tout à fait accessibles. »

Façonner des programmes ancrés dans la culture autochtones

Propulsé par une équipe possédant une expérience vécue, le programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur soutient les jeunes fondateur.rice.s autochtones grâce à des ressources et des activités adaptées aux valeurs autochtones et aux réalités communautaires, ce qui leur permet de bâtir des entreprises selon leurs propres aspirations.

Cet engagement se concrétise par des programmes spécialisés, des partenariats et des initiatives communautaires. Par exemple, le programme Ohpikiwin de Futurpreneur offre des conseils financiers essentiels conçus expressément pour les innovateur.rice.s autochtones. De même, le cercle des fondateur.rice.s autochtones, lancé en novembre 2025, crée un espace où les fondateur.rice.s peuvent tisser des liens, partager des expériences et s’entraider.

Cette approche fonctionne puisque l’équipe du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones comprend que chaque parcours entrepreneurial est unique. Plutôt que d’imposer un calendrier rigide, l’équipe va à la rencontre des fondateur.rice.s là où ils et elles se trouvent et les accompagne à leur propre rythme. Certain.e.s entrepreneur.e.s participent à plusieurs ateliers avant de franchir l’étape suivante, tandis que d’autres profitent de conversations individuelles et du développement de relations de confiance. Tout au long du processus, nous veillons à concevoir un environnement accueillant et accessible où les fondateur.rice.s se sentent soutenu.e.s.

Les fondements de la collaboration : bâtir la confiance

Les développement économiques durables reposent sur la confiance, les relations et le respect mutuel. Dans plusieurs communautés de Premières Nations, d’Inuits et de Métis, la confiance envers les institutions corporatives et gouvernementales a été teintée par une longue histoire d’exclusion. L’équipe du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur reconnaît cette réalité et, plutôt que de viser des gains rapides, investit du temps pour visiter les communautés, écouter, nourrir les relations et poser des bases solides pour les générations futures.

« Lorsque nous visitons les communautés autochtones pour la première fois afin d’offrir des ateliers et des ressources gratuits, les gens veulent naturellement nous connaître et comprendre nos intentions », explique Holly. « Ils demandent : « Quel est votre objectif ici? » Il faut du temps et un engagement réel pour démontrer que nous sommes sincèrement là pour appuyer leur croissance. Cultiver cette relation exige du dévouement, mais cela nous permet de bâtir des partenariats solides et durables. » Grâce à des collaborations avec des organismes comme la Banque de développement du Canada (BDC), Futurpreneur aide à faciliter des occasions de cofinancement qui permettent aux jeunes fondateur.rice.s d’accéder à du capital de démarrage crucial. Ces partenariats aident aussi les entrepreneur.e.s à nouer des relations à long terme, ce qui facilite leur accès au financement additionnel au fur et à mesure que leur entreprise grandit.

Représentation réelle vs inclusion de façade

L’une des grandes forces de Futurpreneur réside dans son engagement envers une représentation authentique : veiller à ce que des dirigeant.e.s autochtones et non autochtones guident l’organisation ensemble, sur un pied d’égalité. Une véritable représentation va bien au-delà du simple geste symbolique. Cela signifie créer des occasions de leadership où les voix diverses détiennent une influence réelle, un pouvoir décisionnel et la capacité de façonner la stratégie organisationnelle.

« Avant l’arrivée de Holly au sein de notre équipe de direction, des dirigeant.e.s non autochtones bien intentionné.e.s prenaient des décisions sur les besoins des fondateur.rice.s autochtones, et cela ne fonctionne tout simplement pas », affirme Karen Greve Young, . « Nous valorisons l’expérience vécue autant que l’expertise professionnelle. Assurer une telle représentation à l’échelle de la direction et de notre conseil d’administration élimine les présomptions, permet un apprentissage honnête et transformateur, et garantit la co-création de programmes en parfaite adéquation avec les besoins des entrepreneur.e.s. »

Futurpreneur veille également à ce que le leadership autochtone se reflète dans l’ensemble de l’organisation en reconnaissant les compétences professionnelles globales de ses gestionnaires. Lorsque Holly a joint le comité de direction de Futurpreneur en 2024, ses responsabilités ont dépassé le cadre du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones pour englober l’impact inclusif à l’échelle de toute l’organisation.

« J’apporte ma perspective de femme crie et saulteaux à la table, mais je mets aussi à profit des années d’expertise professionnelle acquise dans de multiples secteurs », confie Holly. « Lorsqu’une organisation valorise l’ensemble de votre parcours, vous devenez une voix pour tout le monde, ce qui brise les barrières et montre aux jeunes que leur potentiel de leadership n’a pas de limites. »

Regard vers l’avenir : une communauté soudée

L’avenir du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones est prometteur, propulsé par un élan qui dépasse largement le cadre officiel du programme. La résilience économique se renforce lorsque les entrepreneur.e.s tissent des liens, collaborent et s’entraident. Cet élan se concrétise déjà à travers les cercles des fondateur.rice.s autochtones. Après la fin des séances officielles, les entrepreneur.e.s participant.e.s ont choisi de continuer à se réunir régulièrement de leur propre chef pour partager des conseils, échanger des expériences et se soutenir mutuellement partout au pays. Cette initiative d’entraide reflète l’impact durable du programme : créer une communauté autosuffisante unie par l’entraide et la collaboration.

Alors que Futurpreneur regarde au-delà de ce mois de célébration, notre priorité demeure de valoriser la représentation autochtone, de favoriser une prospérité menée par les communautés au sein de l’économie canadienne et d’élargir la portée du programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones en restant à l’écoute des besoins changeants des milieux autochtones. « Nous voulons joindre authentiquement plus de fondateur.rice.s autochtones en restant à l’affût, en discutant continuellement avec les communautés, en écoutant leurs expériences et en adaptant nos ressources selon leurs apprentissages. Accroître l’expérience vécue et la représentation au sein du programme est notre façon de garantir que notre soutien demeure pertinent », note Holly.

Pour Futurpreneur, cette évolution constante s’inscrit dans une vision à long terme plus large. « Dans une perspective d’avenir, notre objectif est de stimuler la prospérité économique autochtone pour les générations à venir », déclare Karen. « En donnant aux jeunes entrepreneur.e.s autochtones les outils pour réussir aujourd’hui, nous aidons à bâtir des assises durables, garantissant que le succès économique de cette génération ouvre des portes encore plus grandes pour la suivante. »

Si vous êtes un.e jeune entrepreneur.e autochtone en devenir ou en phase de démarrage, âgé.e de 18 à 39 ans, et que vous cherchez du financement, du mentorat ancré dans la culture ainsi qu’un réseau puissant de jeunes qui partagent votre réalité, découvrez le programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones.

Laissez notre équipe dévouée vous accompagner dans votre parcours vers la résilience économique et le succès en affaires.

Redéfinir le succès : Darion Ducharme propulse l’inclusion numérique des communautés autochtones

Dans le cadre de notre campagne du 30ᵉ anniversaire, coprésentée par BDC et RBC, nous célébrons les jeunes entrepreneur.e.s soutenu.e.s par Futurpreneur qui façonnent l’avenir économique du Canada, ainsi que les mentor.e.s et partenaires qui les accompagnent depuis 1996.

Pour Darion Ducharme, fier membre de la Première Nation de Lac Seul aujourd’hui établi à Winnipeg, bâtir une entreprise exigeait de repenser totalement la notion de succès. Il y a dix ans, son rêve était d’acheter une Porsche 911 classique avec un moteur refroidi par air. Il a atteint cet objectif il y a trois ans et a fini par revendre le véhicule à profit. Cependant, franchir cette étape importante ne lui a pas apporté la satisfaction espérée. Cela l’a plutôt poussé à revoir sa vision du succès pour se concentrer sur une croissance axée sur l’engagement communautaire.

Aujourd’hui, Darion passe de la parole aux actes en tant que propriétaire et fondateur de Teqare, une entreprise basée à Winnipeg qui offre des formations essentielles en sécurité digitale et en littératie numérique aux communautés autochtones partout au Canada.

Déceler un besoin au sein de la communauté

Avant de lancer son entreprise en 2021, Darion travaillait comme gestionnaire chez Wow Mobile. Il aimait offrir des conseils sans parti pris aux client.e.s, mais ses interactions quotidiennes ont révélé une tendance préoccupante qui le touchait de très près. De nombreux.euse.s membres des communautés autochtones, particulièrement les aîné.e.s, éprouvaient des difficultés à utiliser leurs appareils mobiles. Cela les rendait vulnérables aux fraudes en ligne et risquait de leur faire perdre l’accès à des services essentiels.

Darion a constaté un manque flagrant. Aucun service ne se spécialisait dans l’initiation aux technologies adaptée aux communautés autochtones. Animé par son appartenance à la Première Nation de Lac Seul et sa volonté de renforcer la sécurité numérique dans les communautés autochtones, il s’est donné pour mission d’offrir des formations accessibles et adaptées aux réalités du terrain. « Je crois vraiment que chaque entrepreneur.e et chaque personne a une vocation qui lui tient à cœur », affirme Darion. « Et cet appel vise un but plus grand, celui d’accomplir de grandes choses pour sa communauté. » Pour Darion, cela signifiait répondre à sa propre vocation de service communautaire. « Même si j’avais une fortune de 300 millions de dollars, je ferais exactement la même chose aujourd’hui », ajoute-t-il. « Offrir cette formation aux enfants et aux aîné.e.s me réchauffe le cœur. »

Guidé par ce profond sentiment de mission, Darion a choisi de quitter le monde des grandes entreprises pour concrétiser sa vocation auprès des Premières Nations partout au Canada.

Trouver du soutien auprès de Futurpreneur

Renoncer à un chèque de paie régulier et garanti pour lancer une entreprise représente un grand saut, surtout pour les jeunes entrepreneur.e.s qui se heurtent souvent à des obstacles pour financer leur démarrage. Darion a toutefois connu un tournant décisif en communiquant avec Futurpreneur. Grâce au Programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur, il a obtenu un prêt de démarrage qui a donné vie à son projet. Ce financement lui a fourni le capital essentiel pour concevoir un logo, constituer l’entreprise en société, ouvrir des comptes bancaires et lancer un site Web professionnel. Cela lui a également procuré un fonds de roulement suffisant pour traverser les premiers mois précédant le lancement officiel de Teqare. Sans cette confiance initiale et cette marge de manœuvre financière, Darion admet que son entreprise serait probablement restée au stade d’idée.

Apprendre à franchir les obstacles

Au début, Teqare fonctionnait à petite échelle : Darion rendait visite aux gens individuellement à leur domicile, en plein cœur de la pandémie de COVID-19. Alors que l’entreprise commençait à prendre de l’expansion, il s’est heurté à un obstacle majeur. Alors qu’un contrat de 90 000 $ était en cours de négociation, les échanges ont subitement cessé. Ce revers a laissé Darion complètement découragé et incertain quant à l’avenir de son entreprise.

Ayant besoin de conseils, Darion a fait appel à son mentor de Futurpreneur, Noah Wilson. Les deux se sont rencontrés dans un café autochtone local, où Noah a écouté attentivement Darion lui faire part de ses inquiétudes. « Je savais qu’il mijotait quelque chose », se rappelle Darion. « Il m’a proposé 10 solutions formidables que je pouvais appliquer immédiatement. C’était extraordinaire, car j’ai senti qu’il s’en souciait sincèrement et qu’il venait vraiment pour m’aider. »

Le mentorat de Noah a fourni à Darion une compétence commerciale essentielle : l’art de pivoter. En suivant ces conseils, Darion a adapté son offre de services et a attiré de nouvelles occasions d’affaires. Ce virage a généré un succès presque immédiat, entraînant une vague de nouvelles réservations.

Un modèle de réussite sur tous les plans

Cinq ans après son lancement, Teqare est aujourd’hui une entreprise prospère qui affiche de belles réussites à l’échelle nationale. Darion et son équipe ont animé des ateliers en personne dans plus de 70 communautés des Premières Nations, y enseignant des compétences de base en cybersécurité, en littératie financière et en adaptation à la vie dans les centres urbains. Joindre les communautés éloignées comporte son lot de défis. Dans certains cas, les frais de déplacement dépassaient 3 400 $ par personne.

Malgré ces obstacles, Teqare continue de prioriser les séances en personne pour les jeunes et les aîné.e.s, car elles favorisent une participation accrue et de meilleurs résultats d’apprentissage. À mesure que l’impact de l’entreprise grandissait, sa visibilité augmentait aussi. Teqare a fait l’objet de reportages sur les réseaux de la CBC, de Global News et dans le journal The Globe and Mail. Cette reconnaissance a aidé à attirer des commanditaires corporatifs qui ont financé des ateliers dans les écoles et les communautés à faible revenu. L’entreprise a également apporté une stabilité financière à Darion et à sa famille, lui permettant de subvenir aux besoins de son épouse et de sa fille à la maison tout en continuant d’investir dans sa croissance future.

Pour les trois prochaines années, Darion se fixe un objectif audacieux : étendre les activités de Teqare à l’ensemble des quelque 630 Premières Nations du Canada.

Affrontez vos peurs et prenez le risque

Le conseil de Darion pour les futur.e.s entrepreneur.e.s est simple, urgent et profondément personnel. Il souligne que les diplômes universitaires traditionnels ne garantissent plus un parcours professionnel épanouissant ou bien rémunéré au Canada. L’entrepreneuriat, en revanche, ouvre la voie à un potentiel de gains illimité et permet de bâtir une vie axée sur le sens.

Sa perspective est teintée par un deuil personnel profond. Après le décès de son épouse à la suite d’un cancer, il a pris conscience de la vitesse à laquelle la vie peut basculer et de l’importance de saisir les occasions lorsqu’elles se présentent. Darion a compris qu’au moment de quitter ce monde, les gens ne pensent pas à leurs biens matériels ni à leurs échecs. Ce sont plutôt les regrets qui les hantent. Il invite les futur.e.s entrepreneur.e.s à ne pas laisser la peur les empêcher de bâtir un projet incroyable. « Rater un contrat n’est pas un échec, mais abandonner en est un », affirme Darion. « Tant qu’il vous reste un souffle de vie, ne renoncez pas à ce rêve. N’abandonnez pas cette vocation. Prenez ce risque. Cela en vaut vraiment la peine! »

Prêt.e à commencer votre propre parcours ?

Chez Futurpreneur, nous croyons que les jeunes entrepreneur.e.s comme Darion contribuent à façonner l’avenir économique du Canada. Que vous souhaitiez lancer une entreprise, acquérir une société existante ou transformer votre projet de flexipreneuriat en carrière à temps plein, nous sommes là pour vous soutenir à chaque étape de votre parcours.

Découvrez le Programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur ou explorez notre principal programme de démarrage offrant le financement et le mentorat dont vous avez besoin pour réussir au Canada.

En célébrant 30 ans d’impact inclusif, Futurpreneur remercie RBC, le gouvernement du Canada et BDC, nos partenaires de longue date, pour leur soutien à la réussite des jeunes entrepreneur.e.s.

Quand la fermeture devient un nouveau départ: Comment Michael Tourand a réinventé son entreprise familiale

Dans le cadre de notre campagne du 30ᵉ anniversaire, coprésentée par BDC et RBC, nous célébrons les jeunes entrepreneur.e.s soutenu.e.s par Futurpreneur qui façonnent l’avenir économique du Canada, ainsi que les mentor.e.s et partenaires qui les accompagnent depuis 1996.

Lorsqu’une entreprise familiale ferme ses portes, l’histoire s’arrête souvent là. Pour Michael Tourand, ce fut plutôt un point de départ.

En août 2024, le magasin de vêtements professionnels que la famille Tourand exploitait en Saskatchewan depuis 1982 a fermé ses portes, laissant un vide à la fois sur le marché et dans la communauté. Devant le choix de tourner la page ou reconstruire, Michael et son frère ont choisi la voie la plus exigeante: repartir à zéro. Aujourd’hui, Michael est propriétaire de Moose Mountain Workwear à Carlyle, en Saskatchewan, une nouvelle entreprise enracinée dans le patrimoine familial, mais conçue pour la main-d’œuvre d’aujourd’hui.

Réinventer la tradition familiale à son image

Ayant grandi dans l’entreprise, Michael comprenait le secteur et les personnes qu’il dessert. Cependant devenir propriétaire l’obligeait à réinventer le modèle d’affaires. Il a décidé de moderniser son offre en y intégrant des technologies actualisées, des systèmes plus performants et un engagement renouvelé envers sa communauté.

«On voulait bâtir sur cet héritage de 40 ans en apportant de nouvelles technologies, des services aux entreprises plus solides et un engagement accru envers notre communauté», dit-il.

Bien que la vision soit claire, l’obtention d’un financement s’est avérée difficile. La plupart des prêteurs traditionnels considéraient le projet comme une continuation plutôt qu’une nouvelle entreprise, ce qui compliquait l’accès de Michael au soutien nécessaire pour selancer .

Trouver le bon partenaire

Le point tournant pour Michael s’est présenté lorsqu’il est entré en contact avec Futurpreneur. Là où les banques traditionnelles voyaient un historique complexe, Futurpreneur a décelé du potentiel: un entrepreneur expérimenté, un besoin clair sur le marché et un plan de croissance solide.

Grâce au programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones, Michael a obtenu un financement flexible et sans prise de participation pour ouvrir et approvisionner son magasin. Surtout, il a trouvé un partenaire qui comprenait les réalités de l’entrepreneuriat autochtone.

Maîtriser l’art de diriger

Même si Michael possédait plus de 20 ans d’expérience dans le secteur, la gestion d’une entreprise exigeait des compétences bien différentes. Par l’entremise de Futurpreneur, il a fait équipe avec le mentor Jerome Voss, qui l’a accompagné dans sa transition de salarié à propriétaire.

«Je ne pourrai jamais assez dire à quel point le programme de mentorat m’a aidé», affirme Michael. «Cela m’a poussé à penser différemment et à vraiment comprendre le volet financier de l’entreprise.» De la paie à la tenue de livres en passant par la planification à long terme, le mentorat a fourni à Michael les outils et la confiance nécessaires pour diriger. Cela lui a également apporté un élément moins tangible, mais tout aussi précieux: un point de vue externe fiable.

Le fait de pouvoir échanger des idées avec un professionnel chevronné lui a permis d’aller de l’avant avec assurance, sachant qu’il maitrisait autant ses chiffres que les besoins de ses clients.

Une première année couronnée de succès

Dans un secteur où de nombreuses entreprises peinent à franchir le cap de leur première année, Moose Mountain Workwear a généré des profits. Pour Michael, le succès dépasse toutefois le simple bilan financier.

Réinvestissement communautaire – Au cours de sa première année, l’entreprise a remis plus de 10 000 $ en argent et en produits. En tant que pompier volontaire depuis treize ans, Michael considère cela comme un investissement dans la communauté et dans le milieu où son fils grandira.

Partenariats inclusifs – En tant qu’entreprise appartenant à un Métis, Moose Mountain Workwear fait équipe avec les White Bear First Nations pour fournir des équipements de sécurité destinés à des projets de construction et de logement.

Un service qui se démarque – L’approche de Michael est simple: être présent pour la clientèle au moment où elle en a le plus besoin. Qu’il s’agisse d’ouvrir le magasin un dimanche après-midi ou de livrer des commandes en main propre à des entreprises clientes, sa philosophie axée sur l’humain a favorisé une grande fidélité.

Répondre à un besoin réel dans la communauté

Au-delà de la vente au détail, Moose Mountain Workwear joue un rôle très important en matière de sécurité pour le personnel des secteurs du pétrole, du gaz et de l’agriculture, où la protection individuelle est essentielle. Le magasin mise sur des articles spécialisés, notamment des vêtements de protection contre le feu, des vêtements de sécurité à haute visibilité et des dispositifs de protection contre les chutes, aidant ainsi les travailleuses et travailleurs à assurer leur sécurité au travail. Devant la croissance de la demande, Michael envisage déjà une expansion, particulièrement dans les villes voisines comme Weyburn et Estevan.

«La fortune sourit aux audacieux»

Le conseil de Michael aux personnes qui aspirent à l’entrepreneuriat, surtout au sein des communautés autochtones, tient en quelques mots : «La fortune sourit aux audacieux. Alors, soyez audacieux!»

Il reconnaît l’incertitude liée au démarrage d’une entreprise, mais souligne l’importance de faire le premier pas: «Il est normal d’être nerveux.se et de demander de l’aide, mais il ne faut pas avoir peur d’essayer.» Michael est convaincu que les petites entreprises qui placent l’humain au cœur de leurs priorités auront toujours un bel avenir, même si les secteurs évoluent. Son parcours, qui l’a mené du statut d’employé dans une entreprise familiale à celui de chef de sa propre entreprise, rappelle que nos parcours et nos identités constituent nos plus grandes forces. Porté par son héritage métis, il façonne une entreprise à la fois proche de sa communauté et tournée vers l’avenir.

Prêt.e à commencer votre propre parcours?

Chez Futurpreneur, nous croyons que les jeunes entrepreneur.e.s comme Michael représentent le cœur de l’économie canadienne. Que vous souhaitiez démarrer une entreprise à partir de zéro, faire l’acquisition d’une entreprise existante ou transformer votre activité de flexipreneur.e en une carrière à temps plein, nous sommes là pour vous soutenir.

Apprenez-en davantage sur le programme de démarrage pour entrepreneur.e.s autochtones de Futurpreneur ou explorez notre programme de démarrage, qui offre du financement et du mentorat pour lancer ou acheter une entreprise au Canada.

En célébrant 30 ans d’impact inclusif, Futurpreneur remercie RBC, le gouvernement du Canada et BDC, nos partenaires de longue date, pour leur soutien à la réussite des jeunes entrepreneur.e.s.

Prendre soin de soi en entrepreneuriat : Au-delà du mythe du tout ou rien

« Tout ce qui est humain peut être nommé, et tout ce qui peut être nommé devient plus facile à gérer. Lorsque nous arrivons à parler de nos émotions, elles deviennent moins envahissantes, moins troublantes et moins effrayantes. » — Fred Rogers

En entreprenariat, plusieurs ont l’impression qu’il faut toujours tenir bon. Toujours avancer seul.e contre le reste du monde. L’aventure commence avec vous, c’est vrai, mais cet état d’esprit cultive une attente dangereuse : celle de devoir toujours exceller, faire preuve de résilience et garder le contrôle. On vous pousse à incarner le rôle de l’héroïne ou de l’héros. Sinon, vous avez l’impression d’échouer. C’est ce que j’appelle le modèle du « tout ou rien », une vision rigide, irréaliste et insoutenable qui ne laisse aucune place au bien-être émotionnel.

Plusieurs entrepreneur.e.s croient qu’ils doivent toujours projeter de la confiance et cacher leurs doutes, peurs ou signes de fatigue. Ils continuent de foncer en se disant que c’est le prix à payer. Pourtant, plus on réprime ce que l’on vit, plus le poids devient lourd. Ce qui n’est pas exprimé ne disparaît pas; cela s’accumule. Prendre soin de soi n’est pas un luxe, c’est essentiel pour durer.

Nommer pour mieux gérer

La première étape consiste à prendre conscience de son état. Reconnaissez ce que vous ressentez et nommez-le. Dire « je me sens anxieux.se » ou « j’ai l’impression d’être un.e imposteur.e » change tout. Vous créez une distance entre vous et l’émotion; vous ne faites plus un avec elle, vous l’observez. Mettre desmots précis est ici essentiel pour aller au-delà du simple « ça va » ou « ça ne va pas ». Essayez de déterminer si vous ressentez de l’appréhension, de la déception ou si vous êtes simplement dépassé.e. Utiliser une roue des émotions peut vous aider à enrichir votre vocabulaire si vous bloquez.

Il existe aussi une distinction cruciale : une émotion n’est pas une identité. Se dire « je suis un.e imposteur.e » vous emprisonne. Se dire « je me sens comme un.e imposteur.e » vous redonne de l’espace pour bouger. Le premier énoncé est fixe, le second est temporaire. Ce petit changement crée un recul qui vous offre des options. Vous pouvez alors poser de meilleures questions et réagir avec intention plutôt que de subir, tout en accueillant votre expérience sans vous juger. C’est là que le changement commence.

Nommer, puis agir

Une fois l’émotion identifiée, gagnez en clarté avec ces questions :

Qu’est-ce qui me dépasse exactement?

Sur quoi ai-je du contrôle aujourd’hui?

Quel est le petit pas que je peux faire maintenant?

Ces questions aident à passer à l’action. Même si la clarté émotionnelle ne supprime pas la pression, elle change votre rapport à celle-ci. C’est souvent suffisant pour retrouver votre élan.

J’utilise souvent la technique du dialogue entre « la peur et la confiance », inspirée de Gregg Levoy. Écrivez une conversation entre ces deux facettes de vous-même, sans vous arrêter, pendant 15 à 20 minutes. La peur pourrait dire : « Je n’ai aucune idée de ce que je fais. » La confiance répond : « Tu n’es pas censé.e avoir toutes les réponses. » La peur reprend : « J’improvise tout. » La confiance demande : « Comment peux-tu apprendre à mieux naviguer dans l’inconnu? » Vous verrez qu’une voix plus posée et constructive finit par émerger. En l’écoutant, elle devient plus forte. Vous ne réprimez pas votre ressenti; vous l’accueillez avec curiosité plutôt que de l’éviter.

Créer un espace de soutien

L’entrepreneuriat peut sembler isolant, mais ce n’est pas une fatalité. L’une des meilleures façons de prendre soin de soi est de trouver un cadre pour parler honnêtement avec quelqu’un qui comprend la réalité de bâtir un projet dans l’incertitude. Un seul lien de confiance suffit.

Lors d’un récent atelier avec des entrepreneur.e.s de l’Accélérateur de croissance de Futurpreneur, dès qu’une personne a partagé son vécu avec authenticité, les autres ont suivi. La pression de paraître fort.e s’est dissipée pour laisser place au soulagement et à la clarté. (Un grand merci à Nalwanga Musisi de Karibu Mental Health pour l’animation de cet atelier). Si vous n’avez pas encore cet espace, l’écriture et la technique du dialogue mentionnée plus haut sont d’excellents points de départ.

Une pratique au quotidien

Les défis cités par les participant.e.s de l’atelier sont universels : stress financier, poids de l’incertitude et sentiment d’être submergé.e. Ce ne sont pas des problèmes temporaires qui disparaissent une fois « réglés ». Ils font partie du paysage entrepreneurial.

Il y aura toujours une part d’inconnu. Si vous attendez que ces défis s’évaporent, vous aurez l’impression d’échouer sans cesse. En les acceptant comme faisant partie du processus, vous pouvez vous concentrer sur votre réaction. Prendre soin de soi doit être une habitude de vie plutôt qu’une solution de dernier recours. C’est un point d’ancrage régulier pour rester stable, peu importe les conditions.

Au-delà du tout ou rien

Le modèle du « tout ou rien » prétend que vous êtes soit au sommet, soit en échec. Or la réalité est beaucoup plus nuancée. Certains jours, vous vous sentirez d’une efficacité redoutable et plein.e d’assurance; d’autres jours, vous vous sentirez dépassé.e ou dans l’impasse. Les deux états sont normaux quand on bâtit quelque chose sans mode d’emploi.

Le but n’est pas d’éliminer les moments difficiles, mais d’apprendre à les aborder autrement. Portez attention à ce qui se passe en vous, nommez-le, donnez-vous une marge pour l’accueillir et demandez de l’aide au besoin. Ne tentez pas de tout porter sur vos épaules comme si vous étiez infaillible, mais bâtissez quelque chose de significatif en avançant t avec authenticité , un pas sincère à la fois.

Dominik Loncar est accompagnateur en entrepreneuriat chez Futurpreneur. Au cours de la dernière décennie, il a mis à profit ses compétences pratiques et son expertise acquises en bâtissant trois entreprises et en gérant sa propre entreprise à vocation sociale pour guider de jeunes entrepreneur.e.s. Dominik croit que devenir entrepreneur.e est un changement d’identité transformateur et il a travaillé avec plus de 200 jeunes entrepreneur.e.s pour lancer des entreprises à vocation sociale et des entreprises traditionnelles et innovantes dans une multitude d’industries.   

Prêt.e à passer à la vitesse supérieure avec une communauté solidaire?

Si vous êtes un.e entrepreneur.e soutenu.e par Futurpreneur et que vous souhaitez traverser ces défis avec des gens qui vous comprennent, découvrez l’Accélérateur de croissance de Futurpreneur. Apprenez comment nos programmes vous offrent les outils et la communauté nécessaires pour dépasser le mythe du tout ou rien.

Célébrer 30 ans d’impact : Retour sur la journée sur la colline 2026 de Futurpreneur

Quelle semaine incroyable à Ottawa! Pour souligner le 30e anniversaire de Futurpreneur, notre équipe, nos mentor.e.s et nos partenaires se sont réunis dans la capitale nationale pour la journée sur la colline 2026. Qu’il s’agisse des discussions stratégiques de haut niveau lors du sommet sur l’avenir des affaires ou des échanges constructifs avec les député.e.s, l’énergie était palpable. Nous sommes ravi.e.s de vous présenter les moments forts de cette collaboration qui vise à favoriser un écosystème plus inclusif et prospère pour la prochaine génération de leaders d’affaires du Canada.

Propulser la discussion : le sommet sur l’avenir des affaires

Notre semaine a débuté au sommet sur l’avenir des affaires, organisé par nos partenaires de la Chambre de commerce du Canada. La cheffe de la direction de Futurpreneur, Karen Greve Young, a participé à la table ronde intitulé « Permettre aux petites entreprises de croître : de la vision à l’impact ». Lors de cette séance, elle a souligné que même si l’ambition entrepreneuriale ne manque pas au Canada, le défi consiste à offrir les conditions idéales pour permettre à ces entreprises de prendre de l’expansion. Animée par Déborah Cherenfant, la discussion incluait Cinzia Bazzo (Sage) et Simon Poulin (Upside Drinks).

Ce qu’il faut retenir :

  • Éliminer les barrières internes : Pour plusieurs fondateurs.rices, leur premier marché d’exportation est une province voisine, mais la bureaucratie peut rendre cette étape complexe.
  • Le manque de mentorat stratégique : Passer de la création à la croissance nécessite des outils différents. Les fondateurs.rices ont besoin d’accéder à des talents en gestion et à des conseillers.ères d’expérience qui ont déjà suivi ce parcours.

La séance des premiers ministres a marqué un temps fort du sommet. L’hon. Doug Ford (Ontario), l’hon. Susan Holt (Nouveau-Brunswick), l’hon. Rob Lantz (Île-du-Prince-Édouard) et l’hon. R.J. Simpson (Territoires du Nord-Ouest) y ont abordé l’unité nationale et le commerce. Leurs échanges ont mis en lumière les enjeux cruciaux auxquels se heurtent les entrepreneur.e.s d’un bout à l’autre du pays.

Une soirée de célébrations : notre réception du 30e anniversaire sur la colline

La réception du 30e anniversaire de Futurpreneur sur la colline, qui s’est déroulée à l’Université d’Ottawa, a été le point culminant de la semaine. L’événement était coprésenté par nos partenaires de longue date : la Banque de développement du Canada (BDC), représentée par Miguel Barrieras, chef de la direction, Direction de l’impact et des services bancaires communautaires, et la Banque Royale du Canada (RBC), représentée par Yasser Ghazi, vice-président, Services financiers commerciaux, Ontario Nord et Est. L’honorable Rechie Valdez, ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et secrétaire d’État (Petite Entreprise et Tourisme), s’est jointe à nous et a exprimé son soutien envers la relève entrepreneuriale.

Onze jeunes entrepreneur.e.s soutenu.e.s par Futurpreneur en provenance de tout le Canada ont présenté leurs entreprises aux décideurs.euses politiques et aux leaders de l’écosystème, reflétant ainsi la diversité et la force du paysage entrepreneurial canadien.

Entrepreneur.e.s à l’honneur :

  • Joanna Pariseau (Taste the City, AB), qui fait découvrir les villes par la gastronomie et transforme les recommandations numériques en itinéraires réels achetables .
  • Moirae Choquette (Tomato Wheels, AB), fondatrice d’une marque de vin indépendante qui connaît une croissance fulgurante au pays et qui mise sur la qualité et la communauté.
  • Darion Ducharme (Teqare, MB), qui offre une éducation en technologie et en cybersécurité aux communautés des Premières Nations.
  • David Owasi (Outreach Genius, MB), à la tête d’une jeune pousse technologique, propulse la croissance des entreprises de services à domicile grâce à des agents vocaux propulsés par l’IA.
  • Constanza Safatle (Newbornlander, T-N-L), ancienne déléguée du G20, conçoit des accessoires durables pour bébés tout en créant des occasions d’emploi et de formation pour les femmes immigrantes et réfugiées.
  • Diana Virgovicova (Xatoms, ON), ancienne déléguée du G20, qui utilise l’IA et la chimie quantique pour concevoir de nouveaux matériaux pour le traitement de l’eau.
  • Jennifer Ai (Leopard AI, ON), ancienne déléguée du G20, qui repense la répartition mondiale du capital de risque.
  • Richa Gupta (Good Food for Good, ON), qui a propulsé sa marque d’aliments biologiques et sains partout en Amérique du Nord.
  • Viet Anh (Vian) Nguyen (Rude Mama Hot Sauce, ON), dont les sauces piquantes vietnamiennes artisanales, concoctées à partir d’ingrédients locaux, sont maintenant vendues dans les grandes chaînes d’épicerie du pays.
  • Arold Ramboasalama et Cécile Dijoux (Or Noir de Madagascar, QC), misent sur quatre générations de savoir-faire familial pour proposer au marché québécois une vanille de Madagascar issue du commerce équitable.
  • Guillaume Blais (PROD.G, QC), un vétéran du cirque contemporain, qui produit des spectacles acrobatiques immersifs privilégiant l’inclusion et la diversité.

L’entrepreneur David Owasi a partagé son parcours inspirant vers la création d’Outreach Genius. Il a souligné comment l’accès au mentorat et au capital permet aux fondateur.rice.s de multiplier leur impact.

Nous avons également entendu Lorne Jr. Blesse, entrepreneur autochtone et membre du conseil d’administration de Futurpreneur (fondateur de Kiwetin Clothing, AB). Originaire du nord de l’Alberta, il a souligné l’importance de donner aux autres les moyens de définir leur propre réussite, tout en veillant à ce que ces occasions d’affaires restent accessibles.

Ce sentiment de communauté a été repris par Guillaume Blais (PRODG, QC), qui a expliqué comment cette expérience sur la colline lui a permis de lier la culture au commerce, en obtenant des rencontres stratégiques avec des institutions comme le Conseil des arts du Canada.

Porter la voix des entrepreneur.e.s au Parlement

Afin que la voix des jeunes entrepreneur.e.s soit entendue là où les décisions se prennent, Futurpreneur a organisé des rencontres individuelles entre nos fondateurs.rices et leurs député.e.s locaux.les. Ces échanges ont permis de discuter concrètement des défis liés à la croissance d’une entreprise au Canada et de l’impact du soutien fédéral.

Regard vers l’avenir

Depuis 1996, Futurpreneur a soutenu plus de 21 000 jeunes entrepreneur.e.s, les aidant à lancer plus de 16 600 entreprises partout au Canada. Après 30 ans de succès, nous constatons que malgré l’évolution du monde des affaires, l’esprit entrepreneurial canadien demeure vigoureux.

Nous quittons Ottawa avec optimisme. Notre semaine a souligné l’importance de la collaboration entre les entrepreneur.e.s, le gouvernement et le secteur privé pour s’assurer que la prochaine génération de fondateur.rice.s dispose du soutien, du mentorat et du capital nécessaires pour réussir.

Merci à toutes les personnes qui se sont jointes à nous sur la colline. Place aux 30 prochaines années pour bâtir, croître et prospérer ensemble!

Vivez cette énergie de près. Cliquez ci-dessus pour une vidéo exclusive des coulisses de Joanna Pariseau (Taste the City, AB), qui livre ses réflexions sur son expérience lors de la journée sur la colline.

Investir dans les femmes: Comment Janine Jivani contribue à dynamiser l’économie canadienne

Les femmes bâtissent des entreprises d’ici qui propulsent notre économie. Elles sont propriétaires majoritaires de 20 % des entreprises canadiennes, qui génèrent plus de 90 milliards de dollars par année, emploient près d’un million de Canadien.ne.s et contribuent à environ 9 % du PIB du pays. Et les entreprises soutenues par Futurpreneur y jouent un rôle important. 

Investir dans les entreprises dirigées par des femmes est depuis longtemps une priorité pour Futurpreneur, et les résultats le prouvent. Aujourd’hui, plus de 40 % des entreprises que nous soutenons sont dirigées par des femmes, soit plus du double de la moyenne nationale.

Janine Jivani, fondatrice de Lilac & Leaf Wellness, en est un bel exemple. 

De la réglementation de la santé à la santé holistique 

Pendant cinq ans, Janine a travaillé dans le domaine de la réglementation des soins de santé. C’était un travail stable et respecté, mais il lui manquait quelque chose. 

« J’ai travaillé pendant des années dans le secteur de la santé et, même si je savais que je voulais aider les gens, je me sentais souvent déconnectée de mon travail. Ce milieu ne me permettait pas vraiment de penser de maniere créative », explique Janine.

Elle a commencé à voir un écart entre la gestion de la maladie et la promotion du bien-être. Alors que son rôle se concentrait sur le maintien des normes, elle souhaitait bâtir quelque chose qui s’alignait davantage sur ses propres valeurs et sa mission. 

Un tournant décisif 

La transition de Janine vers l’entrepreneuriat s’est accompagnée d’une confiance croissante en sa propre expérience et perspective. 

Ses antécédents en réglementation de la santé lui ont donné une solide compréhension de l’éthique, de la sécurité et des normes de qualité, des domaines qu’elle jugeait lacunaires dans une grande partie du marché du bien-être non réglementé. Son identité de femme de couleur d’origine kenyane et irlandaise-écossaise a également façonné sa vision d’une approche plus inclusive du bien-être. 

« Mes origines culturelles mixtes font de moi ce que je suis. Je crois que mon héritage métissé me permet d’éprouver de l’empathie envers des personnes de divers horizons », dit-elle. « La représentation et la diversité sont extrêmement importantes pour moi et font partie des valeurs de mon entreprise. » Janine avait la passion et l’idée.

Elle avait maintenant besoin de conseils et de soutien pour lancer son entreprise. C’est là que Futurpreneur est intervenue. son entreprise. 

Grâce à Futurpreneur, elle a reçu le financement et le mentorat qui ont aidé à transformer Lilac & Leaf Wellness d’un concept en une entreprise en pleine croissance, ancrée dans la confiance et la transparence. 

Bâtir une communauté et autonomiser les femmes 

Aujourd’hui, Lilac & Leaf Wellness propose des tisanes biologiques et des produits de bien-être, conçus pour favoriser des modes de vie plus sains. Pour Janine, l’entreprise consiste également à créer une communauté et à rendre le bien-être, accessible. 

« Devenir entrepreneure a été une expérience transformatrice qui m’enseigne continuellement ce dont je suis réellement capable », affirme-t-elle, soulignant que cela l’a poussée à développer de nouvelles compétences, à s’adapter aux défis et à avoir confiance en elle.

« Si vous êtes prêt.e à vous consacrer à vos rêves, foncez. Futurpreneur ne se limite pas seulement au soutien financier; ils vous aident à chaque étape et veulent que vous réussissiez. » 

Janine prépare maintenant la prochaine phase de son entreprise. Elle revoit l’image de marque de Lilac & Leaf Wellness, incluant le lancement d’un nouveau site Web, avec des ressources et des ateliers spécifiquement axés sur l’autonomisation des femmes.  Son objectif est de créer un espace de confiance où les femmes peuvent accéder à des informations fiables, à des produits et à du soutien pour leur bien-être.

Prêt.e à lancer votre propre vision? 

Que vous soyez fondateur.rice à temps plein ou que vous songiez simplement à démarrer votre entreprise, Futurpreneur est là pour vous donner les moyens d’agir grâce à notre Initiative pour les femmes entrepreneures, ainsi qu’à du financement sous forme de prêt, du mentorat et des ressources. 

Joignez-vous à l’Initiative Entreprendre au féminin de Futurpreneur, présentée par TD, et transformez votre ambition en action.